La tension ne retombe pas à Vénissieux.
Depuis le 29 mars, une véritable guerre de territoire s’est installée dans le secteur du boulevard Joliot-Curie, entre Parilly et le centre-ville. À quatre reprises, des coups de feu ont été tirés dans ce périmètre, sur fond de guerre de territoire liée au trafic de stupéfiants.
Malgré l’annonce de renforts policiers lors du déplacement du préfet délégué à la sécurité, accompagné du maire de la commune, l’inquiétude reste vive, notamment chez les facteurs.
Selon nos informations, La Poste a pris une décision exceptionnelle : suspendre la distribution du courrier dans les zones les plus exposées. Une affiche a été placardée dans les halls d’immeubles concernés, évoquant une impossibilité d’exercer dans des conditions normales.

« Suite aux dernières évolutions de la situation dans le quartier, La Poste n’est plus en mesure de distribuer le courrier (simple et recommandés) et les colis de manière sécurisée. » Sont concernés les adresses suivantes : le 103 et le 129 boulevard Joliot Curie ainsi que le 50 rue et le 52 rue Vallet.
Sur place, le constat est sans appel. Les façades portent encore les stigmates des violences : impacts de balles visibles sur les murs et les vitres, voitures endommagées, et tags mentionnant les prix de stupéfiants.
Depuis le 3 avril 2026, les habitants doivent désormais se rendre directement au bureau de poste principal de Vénissieux, situé place de la Paix, pour récupérer leurs courriers et colis. « Nous reprendrons la distribution dès que les conditions de sécurité de nos facteurs seront réunies », indique La Poste.
En attendant, les usagers sont invités à se présenter entre 9h30 et 11h30, munis d’une pièce d’identité.