Gestes obscènes, remarques gênantes, insultes, sifflements. Depuis le 1er avril 2023, tout outrage sexiste ou sexuel aggravé est considéré comme un délit et plus sévèrement puni. Ce qui n’empêche pas les harceleurs de rue de continuer à sévir.

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur dévoilés ce jeudi, 3.900 infractions ont été relevées l’an dernier en France, soit une forte hausse de 17 % en un an. Parmi tous ces outrages sexistes et sexuels, 26 % constituent des délits en raison de circonstances aggravantes, est-il précisé.

97 % des auteurs sont des hommes

C’est dans les grandes villes que les infractions sont majoritairement relevées avec 6,4 outrages sexistes pour 100.000 habitants. Ce chiffre atteint même 8,5 pour 100.000 habitants dans l’agglomération parisienne.

Notre dossier sur les violences sexistes et sexuelles

Sur le périmètre restreint de la police nationale, neuf outrages sexistes et sexuels sur dix concernent des femmes et sont commis quasi-exclusivement par des hommes (97 %). Toujours sur ce même périmètre, 14 % des infractions enregistrées ont été commises dans les transports en commun.