Deux étudiants des Beaux-Arts de Toulon ont remporté le prix du public lors de la deuxième édition du concours de courts métrages organisé par le Six N’étoiles. À l’origine de cette création, Amalia Tailland et Florent Vieux-Pelon, qui ont mêlé leurs univers pour donner naissance à un projet singulier, autour d’un thème imposé : « Elles au premier plan » et d’un délai serré.

Une création née dans l’urgence

Tous deux cherchaient un projet à réaliser ensemble, avec une deadline et un objectif précis. En découvrant le concours, ils décident de se lancer. « On avait un mois pour réaliser le film », explique Amalia. Un temps court, mais suffisant pour faire émerger une idée forte : raconter le souvenir, la fin de vie et la mémoire à travers un prisme à la fois poétique et déroutant. Le projet prend forme autour de deux figures féminines en mouvement, sur la route. « Florent souhaitait explorer un récit à deux voix, inspiré de la dynamique de Thelma & Louise. » Une narration où les univers se superposent, jusqu’à une chute marquante.

Entre son et image, une écriture hybride

Au cœur de leur démarche artistique, un dialogue constant entre le son et l’image. Amalia, qui travaille à la fois la vidéo et la création sonore, développe une approche sensorielle : « Je pars souvent du réel. J’enregistre les sons qui m’entourent, puis je les transforme, je les déforme, jusqu’à recréer quelque chose qui correspond à ce que j’ai en tête. » Florent, de son côté, s’est chargé de la partie animation, en imaginant notamment les visages et l’univers graphique. Une complémentarité qui donne au film toute sa singularité.

Une émotion partagée avec le public

Le soir de la projection, la salle a réagi avec intensité. « Certains pleuraient dès la fin, c’est complètement fou de se dire qu’on peut provoquer des émotions chez autrui avec sa réalisation », confie Amalia. Des réactions qui ont profondément marqué les deux réalisateurs. Le prix du public vient ainsi consacrer une œuvre qui touche à l’universel : la mémoire, le temps qui passe, les émotions que chacun reconnaît.

Une collaboration appelée à durer

Tous deux en master, Amalia Tailland et Florent Vieux-Pelon envisagent déjà la suite. Leur collaboration ne devrait pas s’arrêter là. Si l’animation reste une base commune, les deux artistes souhaitent continuer à explorer le cinéma sous différentes formes, en mêlant leurs sensibilités. Une chose est sûre : cette première reconnaissance publique marque le début d’un parcours prometteur.

Savoir+

Le court-métrage d’Amalia Tailland et Florent Vieux-Pelon est diffusé pendant toutes les vacances scolaires en avant séance.