Au lendemain de la tuerie imputée à un élève de 14 ans dans un établissement scolaire à Kahramanmaras, en Turquie, faisant 9 morts et de nombreux blessés, 162 personnes ont été interpellées à travers le pays et plus de 1.000 comptes de réseaux sociaux ont été bloqués selon le ministre turc de la Justice, Akin Gurlek.
« De nombreux comptes ont été identifiés comme ayant […] diffusé des contenus susceptibles de semer la peur, l’anxiété et la panique au sein de la population, propagé publiquement des informations trompeuses et faits l’apologie du crime et des criminels », a affirmé le ministre sur X.
Les enseignants dans la rue
Une première réponse face à la colère qui gronde dans l’enseignement après ce nouvel acte de violence. Plus de 3.500 enseignants turcs ont en effet manifesté ce jeudi à Ankara à l’appel de plusieurs syndicats pour demander la démission du ministre de l’Education.
« Des taches de sang sur mon métier » ou « Où étiez-vous quand nos enfants étaient en train de mourir ? », ont scandé les manifestants. Des enseignants mobilisés après que deux fusillades se sont produites, coup sur coup, dans la semaine, celle de Kahramanmaras et une autre qui a fait seize blessés dans un lycée situé 200 km plus à l’est, dans un pays où ce type d’incident reste rare.