Le 31 mars dernier, un policier marseillais, un temps délégué syndical Alliance, était condamné à 3 ans de prison « et surtout », appuie le procureur de Marseille, Nicolas Bessone, à une interdiction définitive d’exercer. Le brigadier-chef de 49 avait accepté de consulter des fichiers confidentiels en échange d’argent, au bénéfice, entre autres, de deux hommes soupçonnés d’avoir piloté le débarquement de 124 kilos cocaïne. Dans le courant du second semestre 2026, un de ses anciens collègues, membre cette fois-ci de l’Office anti-stupéfiants (Ofast), un service au cœur du réacteur dans la lutte contre le narcotrafic, sera à son tour jugé pour des faits de corruption en lien avec le crime organisé.
Face aux « moyens illimités » des entreprises criminelles, la police n’est pas la seule corporation, loin de là, à être exposée au poison de la corruption : agents pénitentiaires, dockers, avocats, greffiers, notaires, élus, gendarmes… « Comme on pouvait le supposer, nous faisons l’objet d’une offensive. Mais il ne faut pas qu’à chaque fois qu’on ouvre un tiroir dans l’administration, on trouve un corrompu. L’immense majorité des fonctionnaires ne se laisse heureusement pas corrompre », tempère l…