Ce mercredi 15 avril dans la soirée, les Jeunes agriculteurs du Rhône ont interpellé les autorités pour obtenir des réponses concrètes. Sur les réseaux sociaux, le syndicat assume une action forte : « Cela ne nous fait pas plaisir d’en arriver là. Mais dans le contexte français, basé sur le pastoralisme, le loup et l’élevage sont difficilement compatibles ».

Leur revendication principale : un renforcement des capacités d’intervention, notamment via une meilleure formation des lieutenants de louveterie et des agents de l’Office français de la biodiversité aux tirs de prélèvement.

Pour marquer les esprits, des images particulièrement dures ont été exposées. « Aujourd’hui ce sont nos troupeaux qui sont touchés, nos animaux de compagnie aussi… et demain, ce sera qui ? », alertent-ils.

« Les chiens de protection posent de réels risques pour les riverains »

Une délégation composée du co-président Maxime Philippe et de la déléguée au comité loup Mylène Daujat a été reçue par les services de l’État, en présence du directeur de la Direction départementale des territoires, du chef du service départemental de l’OFB et du préfet secrétaire général du Rhône. À l’issue de cet échange, plusieurs pistes ont été avancées, dont le renforcement des dispositifs de protection et la mise en place de tirs de défense pour les éleveurs éligibles.

Des réponses jugées insuffisantes par les Jeunes agriculteurs, qui pointent des contraintes de terrain difficiles à surmonter  : « troupeaux répartis en plusieurs lots, zones périurbaines où les chiens de protection posent de réels risques pour les riverains, notamment pour les enfants, avec des possibilités d’accidents, ainsi que des contraintes importantes liées aux aboiements. Les filets électrifiables sont également trop contraignants à mettre en place au vu de la charge de travail, avec en plus des risques pour les agneaux ».

Depuis janvier 2026, les attaques attribuées au loup se multiplient dans le Rhône. Le secteur du Pilat concentre une part importante des incidents, avec neuf attaques recensées depuis le 27 février.