« Quand on vient au bord de la Méditerranée, on veut voir la Méditerranée. » Pour le nouveau maire de Nice, cela va de soi.

Éric Ciotti veut « réinstaller le tourisme d’affaires », malmené par la destruction d’Acropolis, non seulement au cœur des « engagements » de la nouvelle majorité qu’il incarne… mais aussi au cœur de Nice.

Trois sites sont à l’étude : en lieu et place de l’actuel palais éphémère OcéaNice, sur le port, un espace sur le jardin Albert-Ier, autour du théâtre de Verdure, ou sur le parking Sulzer.

Quid, dès lors, du projet de palais des congrès que Christian Estrosi voulait installer au MIN fleurs ?

« Je pense que ce lieu n’est pas le plus adapté pour un palais des congrès », rétorque Éric Ciotti.

Il pourrait « éventuellement » servir de « lieu d’exposition, parce qu’il y a de l’espace », reconnaît le maire de Nice qui semble pourtant envisager une autre destination pour ce site.

Les jours d’OcéaNice sont-ils comptés ?

Une fois l’emprise libérée par le déménagement du marché d’intérêt national à La Gaude, l’élu niçois y verrait bien « des sièges de grandes entreprises » venir s’implanter « dans la continuité du Grand Arénas », bâti par son prédécesseur.

« La configuration, avec l’aéroport à proximité, la gare ainsi que l’autoroute, s’y prête. Cela permettrait de redynamiser cette plaine du Var qui est un peu économiquement morte », souligne-t-il.

« Créer un terreau fertile »

Le nouvel occupant de l’hôtel de ville et président de la Métropole considère d’ailleurs que les collectivités qu’il administre désormais doivent avant tout jouer un « rôle facilitateur ».

Charge à elles de « créer un terreau fertile pour que l’initiative prospère ». Sans se substituer aux « investissements privés, 100 fois supérieurs et 1.000 fois plus efficaces », selon lui.

Face à un parterre de 300 professionnels du tourisme, réunis ce jeudi pour le lancement de la saison estivale 2026, Éric Ciotti a promis « d’accompagner leurs projets » en allégeant les règles qui pèsent sur eux.

Que ce soit les délivrances des permis de construire, les conditions d’ouverture ou encore d’occupation temporaire de l’espace public.

Le nouveau maire de Nice a surtout voulu rassurer ces acteurs de l’hôtellerie, de la restauration, du tourisme mais aussi de la culture, qu’il réunissait pour la première fois.

Non, il n’a « aucune approche restrictive » vis-à-vis de ce secteur qui « constitue et constituera toujours le premier moteur de notre économie ».

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 15,2 millions de visiteurs l’an passé (en progression de 3 %), 2,7 milliards de chiffre d’affaires à l’échelle de la Métropole et 22.000 emplois directs.

Une « grande exposition phare » pour l’avenir

Éric Ciotti n’entend pas rompre avec l’histoire qui a fait de Nice une capitale internationale du tourisme.

Bien au contraire : s’il veut développer le tourisme d’affaires, c’est pour « remplir davantage les intersaisons ».

Le nouvel édile local veut même « redynamiser l’offre culturelle » de la capitale azuréenne.

Et pour cela, il envisage d’inscrire à l’avenir une nouvelle manifestation à son agenda touristique.

« Je souhaite que l’on réinvente des événements culturels à rayonnement national et même international. Au-delà du Nice Jazz Festival. Pourquoi pas au travers de nos musées. Car cela fait bien longtemps, déplore-t-il, que l’on n’a pas accueilli une grande exposition phare capable d’attirer des centaines de milliers de personnes… »

Le nouveau maire de Nice promet d’y remédier.