CRITIQUE GASTRONOMIQUE – Dans le sud-ouest de Paris, entre les stations Balard et Lourmel, ce restaurant bien connu des années 1990 vient d’être repris, et rajeuni.

Avec sa gueule en coin de rue, son bout de 15e pour toile de fond, son train-train Lourmel-Balard où Paris semble toujours se demander s’il y est, cet Os à Moelle n’est pas n’importe lequel. Dans ses parages qu’au courant d’air de la ville et au début des années 1990, une fronde de jeunes cuistots claquèrent les portes des palaces qu’on leur promettait pour ouvrir grand les fenêtres du bistrot. Le bougre en avait alors bien besoin. Porte d’Orléans, un certain Camdeborde claironnait sa Régalade. Dans un bras mort du quartier Lecourbe, Etchebest (pas lui, l’autre) cartonnait en son Troquet tandis qu’ici même Thierry Faucher balançait ce nonos sur lequel se jetaient alors les jolis crocs parisiens. Une bistronomie bien avant l’heure, des top chefs d’avant la caricature. L’adresse vient d’être reprise et, paraît-il, rajeunie. Forcément, on y est déjà.

Le totem de retour

À la grande époque, La Régalade se fit un sacré panache d’une terrine maison posée à discrétion. L’Os à Moelle lui donnait alors la réplique avec…

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Le Figaro

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