Le blocage du détroit d’Ormuz a conduit le Fonds monétaire international à réviser à la baisse ses prévisions de croissance pour l’Allemagne et la France. Son directeur pour l’Europe préconise de garder le cap de la transition énergétique.
Si l’Asie est en première ligne face au choc pétrolier provoqué par la nouvelle guerre du Golfe, « l’Europe est aussi frappée de manière significative », souligne Alfred Kammer, directeur du département Europe du Fonds monétaire international (FMI). Alors que s’achève l’assemblée de printemps du FMI à Washington, le Fonds publie ce vendredi son rapport détaillé sur l’Europe. Avant la guerre en Iran, « nous avions prévu de relever nos prévisions » pour le Vieux continent, explique Alfred Kammer au Figaro. Une dynamique était observée, notamment alimentée par le programme de dépenses massives de l’Allemagne. Le FMI prévoyait de relever de 0,2% sa prévision de croissance pour la zone euro en 2026 et en 2027. Au lieu de cela, le blocus d’Ormuz et ses effets en cascade conduisent les économistes du Fonds à, au contraire, réviser à la baisse, de 0,2% pour cette année et l’année prochaine.
Pour l’instant, analyse Alfred Kammer, le choc pour les pays européens est moindre que celui occasionné par…
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