l’essentiel
L’ailier toulousain est toujours le meilleur marqueur d’essais du championnat de France avec 101 essais. Vincent Clerc fait partie des cinq nommés au poste de meilleur ailier droit.
Et dire qu’il a joué à une époque où les scores de rugby ne ressemblaient pas à ceux du Super Rugby comme dorénavant et à une époque où le Stade Toulousain ne connaissait pas une période aussi faste qu’actuellement.
Sinon, son total aurait été bien plus élevé que ces 101 essais au total durant sa carrière en première division.
Passer la ligne était son obsession. Il a marqué contre quasiment tous les clubs ; les matchs contre Castres étant toutefois son territoire de chasse favori.
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Alors que l’ailier toulousain était lancé dans le sprint des meilleurs marqueurs d’essais de l’histoire du championnat de première division, il avait accepté pour La Dépêche du Midi de raconter son rapport avec les essais.
Et de rappeler avant tout qu’un bel essai vaut le même nombre de points qu’un essai moche. Il n’y a pas de beaux ou de moches essais : « Il y a des essais qui sont plus beaux collectivement, d’autres plus beaux individuellement. L’essai en lui-même, c’est la récompense collective qui valide tout un travail. Peu importe l’essai, il apporte le même nombre de points et la même chose à toute l’équipe. »
Vincent Clerc se définissait comme un finisseur. Mais pas au sens où Fabien Galthié l’entend maintenant. Son travail, c’était de finir le travail des autres. Et pas seulement en seconde période : « Le rôle de finisseur, c’est vraiment de concrétiser tout ce qui est fait avant. Il faut constamment être opportuniste, se déplacer, sentir les coups, être vigilant. Du coup, il y a des actions qui marchent une fois sur quinze mais elles comptent… »
D’autre part, la beauté ou non de l’essai n’a pas de rapport avec la beauté ou non de l’essai. C’est plus profond : « Cela dépend si le score est acquis, si l’équipe est sous pression. Les émotions changent selon la tournure et le scénario du match. »
À vrai dire, tout au long de sa carrière, l’ailier toulousain n’a pas porté plus que ça d’intérêt à ce record alors que longtemps il livra, dans ce classement médiatique, un mano à mano avec le Clermontois Aurélien Rougerie.
L’histoire retiendra également ce paradoxe : si 98 essais furent inscrits avec Toulouse, le 101e, synonyme de record, le fut avec Toulon.