L’extérieur étant achevé, les travaux de rénovation de l’église Saint-Roch vont se poursuivre à l’intérieur. De quoi réjouir les ouailles du père Gil Florini qui dirige la paroisse Saint-Charles-de-Foucauld, dont dépend l’édifice.
Si les âmes sont entre de bonnes mains, le bâti appartient quant à lui à la collectivité. La Ville de Nice, propriétaire, a donc décidé de réparer les affres du temps par le biais d’une grosse opération. La charpente a donc été consolidée, la couverture réparée et des interventions ont eu lieu sur le parvis en toute fin d’année 2024. Ce Noël-là, tout comme le dernier, ont bien été célébrés sous les voûtes de Saint-Roch. Mais il fallait encore s’attaquer au reste.

Début des travaux dans un an
Il s’agit notamment de préserver les décors du peintre italien Evasto Bistolfi (le fresquiste Guy Ceppa avait signé, à l’époque, l’extérieur). Pas une mince affaire. Cela nécessite donc l’expertise d’un architecte des monuments historiques, qui a été désigné. La Ville indiquait en début d’année – avant l’élection d’un nouveau maire, donc – que « les premières études et diagnostic sont en cours pour un début des travaux prévu en 2027 ».
L’édifice religieux, bâti au début du XXe siècle, à la place d’une ancienne chapelle érigée au début du XVIIIe siècle, est au cœur du quartier populaire, anciennement maraîcher devenu résidentiel avec l’arrivée des ouvriers et cheminots lors de l’arrivée du rail. Une anecdote raconte qu’un lustre provient du casino de la Jetée-Promenade aujourd’hui disparu. Une paroissienne en avait fait l’acquisition lorsque le mobilier avait été dispersé et vendu aux enchères. Elle en avait fait don à la Ville pour qu’elle l’installe dans l’église.