Fracas et poussière, sur le bitume de l’autoroute A7 vidée de sa circulation, à Marseille. Il est 8h samedi 18 avril et, depuis 2 heurs, les pinces d’engins de démolition dépècent le pont du chemin des Bourrely (15e). Des morceaux de béton pendent dans le vide, les garde-corps se tordent dans tous les sens. Sur les blocs tombés au sol, on devine les restes de tags. La structure de l’ouvrage s’affaisse inexorablement.

La scène fait penser à un film catastrophe et pourtant, tout est sous contrôle. La veille au soir, les équipes de la Direction interdépartementale des routes (Dirmed) ont bloqué les accès de cette portion, entre la rocade L2 et l’hôpital Nord. Top départ d’une fermeture exceptionnelle de 36h, pour permettre à la société Eiffage de démolir ce pont, à la demande de la Métropole, pour environ 1,5 million d’euros.

« La nuit a été consacrée à la préparation du chantier, retrace Matthieu Canac, chef du district urbain à la Dirmed. Nous avons disposé un lit de sable sur la chaussée, pour éviter que des blocs ne l’endommagent. »

Un pont endommagé au-delà du réparable

Derrière les engins, un canon projette « des gouttelettes pour ramener la poussière » au sol, explique un ouvrier en g…