Numéro un au poste de talonneur, Facundo Bosch est aussi particulièrement impliqué auprès de l’association Haur Eri, qui tente d’égayer le quotidien des enfants hospitalisés à Bayonne.

C’est un petit détail qui est presque passé inaperçu. Face à La Rochelle, lors du dernier match disputé par l’Aviron bayonnais, Rodrigo Bruni et Facundo Bosch ont foulé la pelouse d’Anoeta avec une paire de crampons quelque peu spéciale, décorée par deux enfants (Eyan et Alban) actuellement en soins à l’hôpital de Bayonne. « L’idée vient de Rodrigo Bruni, replace le talonneur. À la base, il voulait juste envoyer ses crampons à l’hôpital pour que les enfants puissent dessiner dessus. J’en ai parlé à Christophe Daupes (speaker de l’Aviron et président de l’association Haur Eri, N.D.L.R.), qui a trouvé l’idée géniale. Nous avons donc acheté une paire blanche et les gamins, accompagnés d’un artiste (Benjamin Jeanjean), ont décoré les crampons. Nous avons été touchés de pouvoir faire ça. On aura ce petit lien à vie avec eux. D’ailleurs, on pourrait poursuivre ce projet avec des marques de crampons, si certaines sont intéressées. On doit y réfléchir. »

Ce n’était pas la première fois que « Facu » intervenait auprès des enfants malades. Depuis qu’il est arrivé à l’Aviron bayonnais en 2022, le talonneur a pris l’habitude de pousser les portes de l’hôpital pour essayer d’égayer le quotidien des enfants hospitalisés. « J’ai découvert Haur Eri lorsque j’ai signé ici, car elle a un gros lien avec l’Aviron. J’ai gardé le contact avec son président. Avant, c’est Rémy Baget qui faisait la relation entre les joueurs et l’association. Lorsqu’il est parti à Castres, j’ai dit à Christophe qu’il n’hésite pas à m’appeler si besoin. Depuis, je fais un peu la liaison avec le reste du groupe. »

Bosch : « Si on pense qu’on a la pression, nous… »

Parfois sollicité pour tourner, avec ses coéquipiers, une petite vidéo à destination d’un enfant malade, le talonneur argentin passe souvent du temps au sein du service pédiatrique de l’hôpital. « Je ne fais rien de fou, coupe-t-il. Je me rends là-bas avec un petit cadeau, je joue aux cartes avec eux, j’essaye de leur apporter un peu de force avant une grosse opération. En donnant un peu de temps, on peut faire de grandes choses. Quand on voit comment ces enfants luttent contre la maladie, ça fait ouvrir les yeux. Franchement, si on pense qu’on a la pression, nous… Ce sont ces familles qui l’ont, la pression, avec toute la logistique et la gestion d’un enfant malade. À mon échelle, j’essaye de les aider comme je peux. » À ce titre, l’année dernière, le talonneur s’était par exemple rendu au sein du 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa) pour participer, avec une petite fille aujourd’hui disparue, à une séance de tir.  » Elle s’appelait Aïnoa, raconte Bosch. Je tenais beaucoup à elle. Nous avions passé un super moment. Lorsqu’elle est partie, nous avions chanté une chanson pour elle au stade. » C’était face à Toulouse, en août dernier. Pour les Bayonnais et, plus particulièrement, pour le talonneur au grand cœur, on se souvient que cela avait été un moment fort en émotions.