Tristesse, colère, incompréhension… Les réactions sont nombreuses depuis la mort, sur la chaussée, devant chez elle, le 7 avril dernier, d’une habitante de Plouasne (22) connue pour sa fragilité psychologique, que le maire Michel Daugan et plusieurs élus ont tenté d’hospitaliser hors de tout cadre légal. Dans ce contexte, des riverains de Launay Hellon, le hameau où résidait la victime, Catherine Josselin, ont souhaité, ce samedi 18 avril, rectifier des propos tenus par le deuxième adjoint au maire auprès de plusieurs médias.

À nos confrères de TF1, Jean-Claude Barbé a assuré que cette « intervention à l’improviste » (menée, entre autres, sans le certificat médical indispensable à ce type de procédure) faisait suite à la venue, une heure et demie avant le drame, en mairie, d’une « délégation de riverains » qu’il a qualifiée de « menaçante ». « Elle réclamait l’internement de cette personne, qui causait des troubles de voisinage que les riverains n’acceptaient plus », a-t-il ajouté au micro de M6. Selon lui, le maire, en souhaitant hospitaliser d’office Catherine Josselin, « a agi sous la pression ».

Des inquiétudes évoquées au conseil municipal ?

« Aucune délégation ne s’est rendue en mairie le 7 avril au matin, a démenti le groupe de riverains dans un communiqué transmis à la presse ce samedi. Aucun comportement menaçant ni aucune pression n’ont été exercés. La seule démarche effectuée a consisté en l’envoi d’un courrier électronique, le 6 avril 2026, sollicitant la possibilité de s’exprimer lors du conseil municipal du 7 avril 2026 afin d’exposer des inquiétudes légitimes ».

Ces explications, les riverains veulent les mettre à la disposition à la justice qui, sûrement, se penchera sur ces éléments. Mercredi, au terme de sa garde à vue démarrée la veille, Michel Daugan a été mis en examen et écroué pour « arrestation et détention arbitraire suivie de mort » et « violences commises en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». L’un de ses conseillers municipaux, Jean-Michel Hamonet, mis en examen des mêmes chefs, a été quant à lui placé sous contrôle judiciaire.