La réconciliation des frères ennemis Noel et Liam Gallagher, à l’été 2024, puis leur tournée à l’été 2025, ont précipité la publication de nombre d’ouvrages consacrés au groupe star de la britpop. Beaux livres, recueils de photos ou biographie fouillée par le musicien et journaliste John Robb. Notre confrère Philippe Mathé attaque Oasis sous l’angle du miroir de la société britannique. Et c’est le plus intéressant pour ceux qui ne vouent pas une admiration sans bornes au groupe de Manchester.
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« L’importance de leurs racines irlandaises, revendiquées par Noel, moins par Liam, est ce qui m’a le plus surpris », reconnaît le journaliste, qui a rencontré de nombreux proches des frangins. Mélodies nourries aux classiques britanniques (Beatles, Kinks, T Rex, Smiths..), charisme arrogant du chanteur, Oasis décroche en 1994 le jackpot d’une anglicité réaffirmée face à la vague rock américaine. Renforcée jusqu’à la caricature, elle sème les graines du Brexit. Oasis y contribue, pas toujours volontairement : « La guitare aux couleurs Union Jack (le drapeau anglais) de Noel lui avait été offerte par sa copine de l’époque », rappelle l’auteur.
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Les tubes d’Oasis ont continué à infuser la psyché britannique après leur séparation de 2009. « Don’t Look Back In Anger » a été chant de stade puis symbole de la résilience après l’attentat de Manchester. « Dans un pays fracturé par le Brexit, elles sont l’un des rares sujets consensuels. » Forcément, le 20 juillet 2025, toute la ville appartient à Oasis décrit Philippe Mathé. La suite reste ouverte, conclut-il. Un nouvel album ne serait pas la meilleure idée. Mais les dates d’une tournée 2027, en partie européenne, devraient être annoncées avant la fin du mois.
« Oasis », Philippe Mathé, Le mot et le reste, 184 p., 19 €.