Tous les jours lorsqu’il ouvre les volets de sa chambre, il ne peut détourner le regard et rater ce qui se présente à lui : la plateforme chimique, ses 120 ha, ses cuves, tôles et tuyaux interminables, ses cheminées et ses deux “bulles” si caractéristiques. « Certains de mes anciens collègues ont du mal à la voir et à revenir sur les lieux tellement ça leur fait mal. Moi, ça va. Peut-être parce qu’elle est là, qu’elle tient debout et qu’elle n’est pas encore démantelée »…
Sébastien Crisostomo, 49 ans dont 21 passés à travailler sur la plateforme, n’imagine pas sa vie sans ce fleuron industriel tant « il en est moi depuis que je suis petit », dit-il. « Je suis né au Pont-de-Claix, j’ai habité du côté de…