À l’heure où les États-Unis prennent leurs distances avec l’Otan et l’Europe, la question de la défense européenne devient cruciale. L’Europe peut-elle voguer seule sans le soutien américain ? Rien n’est moins sûr, aux yeux de l’Express, selon lequel « la défense européenne est piégée par sa dépendance aux États-Unis. » La démonstration est vite faite : l’Allemagne, la Belgique la Finlande, les Pays-Bas, la Norvège ou encore la Pologne… Tous ces pays ont choisi le même avion de combat : le F-35 américain.
« Un choix qui symbolise à lui seul la dépendance stratégique de l’Europe aux États-Unis », souligne l’Express. Et il faut aussi compter avec « les dépendances (liées à ce choix) industrielles, logicielles, en raison des mises à jour régulières que nécessite son système informatique (…) une fois en service, hors de question pour les pays clients de se fâcher avec les États-Unis, et ce, pour plusieurs décennies. »
Et ce n’est pas tout, l’Express enfonce le clou : nombre de pays européens dépendent aussi des avions de surveillance Awacs, de missiles-radar ou encore de drones Reaper. Tous américains. « Le réveil est brutal pour les pays les plus atlantistes, dont la Pologne ou les pays baltes », conclut l’hebdomadaire.
Téhéran sous les bombes
Le Nouvel Obs a choisi cette semaine de donner la parole à un écrivain iranien qui vit à Téhéran. Il s’appelle Mohammad Tolouei, et tient « un journal de bord », dans lequel il a notamment relaté les bombardements sur la capitale iranienne, avant la trêve. Au jour 29, il décrit ainsi une journée calme, puis, « dès minuit, les bombardements qui reprennent ». « J’ai compté le nombre d’impacts, écrit Mohammad Tolouei, ça faisait quatorze, tout près de chez nous. Dès la deuxième attaque, l’électricité a sauté. Nous nous sommes réfugiés dans la salle de bains. C’est absurde, si une bombe tombe à côté, il ne restera rien de la maison. Mais c’est un réflexe, une manière instinctive de se protéger ».
L’écrivain est sans illusion quant au résultat des bombardements israéliens et américains : évoquant les frappes ayant ciblé les infrastructures, il explique : « Pendant la guerre de douze jours, en juin, j’avais l’impression que chaque bombe engloutissait un morceau de moi. Là je me dis que si ces infrastructures sont détruites, nous pourrons les reconstruire après la guerre. Même si je sais que cette guerre ne nous apportera pas la liberté ».
Qui succédera à Emmanuel Macron ?
En France, à un an de l’élection présidentielle, des candidats déclarés ou susceptibles de se déclarer, font la Une de certains hebdomadaires cette semaine. Ainsi l’ex-ministre Gabriel Attal, à la Une du Point avec cette citation : « Je pense savoir comment il faut présider la France ». Celui qui fut aussi Premier ministre pendant quelques mois en 2024 publie un livre intitulé En homme libre, dans lequel, malgré son jeune âge (37 ans), il se pose en homme d’expérience et assure « qu’il a les idées claires pour la France. » Ancien disciple d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal a rompu avec le président, mais il affirme « avoir du respect et de la reconnaissance pour lui ».
Marianne de son côté, fait sa Une avec François Hollande, et cette citation de l’ancien président socialiste : « Je me prépare ». « Ira-t-il ou pas ? », demande Marianne. « Comment être utile aujourd’hui ? répond François Hollande. En me préparant, donc je me prépare ». Quand l’hebdomadaire lui oppose les autres candidats potentiels sociaux-démocrates tels que le député européen Raphaël Gluscksmann ou l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, François Hollande répond : « IIs sont légitimes pour être candidats. Le sujet, c’est de réussir à être président ». Et visiblement, François Hollande y croit.
Une voix à part
La presse du dimanche rend hommage à Nathalie Baye, l’actrice décédée à 77 ans, des suites d’une maladie neurodégénérative. Sa photo s’affiche en une du Parisien Dimanche, souriante, avec ces mots : « Quelque chose en nous de Nathalie ». Référence au « Quelque chose en nous de Tennessee » célèbre chanson de Johnny Hallyday, qui fut son compagnon pendant plusieurs années. Pour le Parisien Dimanche, « Nathalie Baye est l’actrice inoubliable de La Nuit américaine, Vénus beauté ou encore Le Petit Lieutenant ». « Elle a rayonné sur le cinéma français pendant près de cinquante ans, près de cent films et quatre César. Elle a joué autant les filles de la classe moyenne que les aristocrates, les provinciales que les Parisiennes, les prostituées que les fliquettes. »…
La Tribune Dimanche rend également hommage à l’actrice disparue. Avec un jeu de mots « Bye-bye Nathalie », sur une photo de Nathalie Baye, là encore tout sourire. Pour la Tribune Dimanche, elle était « le feu sous la glace (…) L’actrice aimée de tous et à la carrière exceptionnelle, cultivait sa singularité et son charme. Elle était une voix à part du 7ème art ».
Les hommages sont nombreux. Le président Emmanuel Macron évoque « une comédienne avec qui nous avons aimé, rêvé, grandi » … Pour l’actrice Josiane Balasko, elle incarnait « une certaine idée de la femme française ». Enfin, le réalisateur François Ozon salue « une merveilleuse amie, attentive et généreuse : J’admirais, j’aimais l’actrice, autant que la femme ».