Marseille va-t-elle devenir la troisième ville en France à accueillir une halte soins addictions (HSA), une « salle de shoot”, après Paris et Strasbourg qui en expérimente une depuis dix ans ? Un mois après l’élection du maire sortant Benoît Payan, qui en avait fait une promesse de campagne, les conditions semblent à nouveau réunies et les volontés communes.

« La municipalité est favorable à ce projet. C’est une question de santé publique qui doit être dépassionnée. Elle nécessite que l’on se concerte et que l’on se mette autour de la table », nous a confirmé, ce vendredi 17 avril, Anthony Gonçalves, le nouvel adjoint à la Santé (PCF) lors d’une sortie auprès de l’association Addap13 qui collecte les seringues usagées dans la rue.

Le projet a également repris de l’épaisseur après la prise de position du préfet de région, Jacques Witkowski. Il nous a indiqué cette semaine que si « un site faisait l’unanimité », il « porterait la voix de la dérogation pour que l’on lance l’expérimentation ».

« Un sujet essentiellement médical »

Le préfet a aussi rappelé que « la problématique du crack place aujourd’hui les acteurs dans une impasse thérapeutique, avec une forte prégnance des troubles psychiatriques…