« C’est sans doute le plus bel hommage que l’on pourrait rendre à Marcel Pagnol : ceux qui le pleurent cachent bien leurs larmes. Il leur avait appris à sourire, même des choses les plus graves. Et lorsque l’homme est à ce point submergé par l’auteur, l’on aime à retenir ce que le second a fait vivre », ajoute François Missen.
Marseille comme « dernière demeure »
Ses obsèques sont célébrés le 22 avril à Paris au cœur de l’église Saint-Honoré d’Eylau, dans le 16e arrondissement. La nouvelle déchaîne les foules. Et l’église est même trop petite pour accueillir tous les proches et adeptes de sa littérature. Quelques jours plus tard, son corps est rapatrié à Marseille.
Car Marcel Pagnol choisit le cimetière de la Treille, dans le quartier des Camoins (11e), où il sera inhumé. « C’est très près d’ici qu’il est né et c’est Marseille qu’il a choisie comme dernière demeure. Il est devenu dans sa gloire, notre bien commun, car ce sont des Marseillais et des Marseillaises du peuple qui l’ont inspiré », déclare Gaston Defferre dans son discours.