Renaud Muselier veut mettre le holà pour arrêter les tergiversations autour des Jeux Olympiques Alpes 2030. Le président de la Région Sud a fait part de sa colère, ce vendredi 17 avril, dans un communiqué: « après m’être battu pour garantir la parité des épreuves et des médailles avec nos partenaires du Nord, je constate que les blocages actuels exposent directement le pôle niçois. Ils pourraient conduire à sa remise en cause. Une décision doit désormais être prise ». Une façon de bousculer le maire de Nice, Eric Ciotti. Ultimatum ? 3 jours. 

Le projet d’Eric Ciotti, trop cher ? 

Ce qui bloque: la couverture de l’Allianz Riviera. Le stade doit accueillir des épreuves de hockey sur glace. Mais Eric Ciotti en a fait une promesse de campagne: ce sera non. Il se trouve qu’un tel projet priverai l’OGC Nice de son écrin pendant plusieurs mois. Impensable pour celui qui a fait de Jean-Pierre Rivère, actuel président de l’OGC Nice, l’un de ses proches. Renaud Muselier, tacle le maire de Nice: « l’alternative présentée engendre un surcoût estimé à 45 millions d’euros, qui ne peut être absorbé par l’organisation dans le respect des équilibres financiers fixés. De plus elle fait peser un risque majeur d’impasse procédurale et de dérive calendaire, incompatibles avec la livraison des jeux dans les délais impartis ».

« Si les Jeux ne se font pas… une nouvelle baisse des impôts »

Une affirmation qui a fait réagir immédiatement l’Hôtel de Ville niçois. La réplique: « couvrir un stade pour 3 semaines en dépensant 90 millions d’euros est purement ahurissant et témoigne du peu de considération de certains pour l’argent public ». La Ville de Nice se dit toujours ouverte aux négociations tout en pressentant « la politisation » du dossier et commence à regarder l’avenir sans les Jeux. « Si les jeux ne se font finalement pas dans notre ville, l’intégralité de ces sommes, à savoir près de 80 millions d’euros plus environ 5 millions d’euros de fonctionnement pour la patinoire, seront affectées aux équipements de proximité et à une nouvelle baisse des impôts » a fait savoir Eric Ciotti. 

JO 2030: faire vite et bien pour rester crédible

Le calendrier pour les organisateurs est désormais serré: le comité international olympique doit valider lors de sa session des 22 et 23 juin la carte définitive des sites pour les épreuves de 2030. De nombreuses incertitudes sont en suspens et le changement de maire à Nice n’a pas arrangé les affaires du COJOP. Cela pourrait expliquer l’ultimatum express de Renaud Muselier qui donne jusqu’à ce lundi 20 avril au maire de Nice pour valider le projet existant. Si c’est non, cela fera sans doute les affaires de Lyon. Le maire écologiste, Grégory Doucet, est volontaire pour accueillir à Lyon des sports de glace lors des JO de 2030.