Les mots ont mal vieilli. Prononcés au cours d’une interview long format dans La Provence il y a un an jour pour jour, ils en disaient beaucoup sur l’état d’esprit de Medhi Benatia. L’homme qui voulait tout diriger, tout contrôler, tout réformer. « Certains au club pensent que je suis le danger, et c’est vrai ! Je suis venu ici pour enlever cette médiocrité. Je le ferai tant que je serai là et jusqu’au dernier jour. »
La date approche, puisqu’il partira dans quatre semaines. Pour le reste, les douze derniers mois ont surtout ressemblé à une dégringolade vertigineuse, aussi bien sur le terrain, où les Olympiens ont fait pitié samedi à Lorient, qu’en coulisses, où le tensiomètre a atteint un niveau record.
Le club marseillais s’en relèvera, comme toujours
Que restera-t-il début juillet, quand le futur président, Stéphane Richard, prendra officiellement ses fonctions ? Un Ballon d’Or, Jean-Pierre Papin, a été exfiltré. Un « renard argenté », Fabrizio Ravanelli, a été chassé. Le remue-ménage n’a pas épargné les salariés. Pour quel résultat ? À force de diviser pour mieux régner, l’ancien défenseur de la Juve va laisser derrière lui un champ de ruines.
Les comptes sont à sec (il n’est pas le seul responsable), l’image est écornée (sa sortie médiatique au Moustoir restera dans les annales), mais les amoureux de l’OM savent tous très bien que l’institution qu’ils chérissent de génération en génération vaut mieux que ce cirque. Elle se relèvera, comme elle l’a toujours fait. Grâce à la passion de ses supporters, notamment. En attendant, il serait grand temps d’arrêter de la ridiculiser.