Ce dimanche, en clôture de la 21e journée de Top 14, le Racing a pris le meilleur sur son rival parisien et se relance dans la course aux phases finales.
Une victoire capitale. Dimanche soir dans son antre de Paris La Défense Arena, en clôture de la 21e journée du Top 14, le Racing a dominé son voisin du Stade Français – remanié sans plusieurs de ses cadres au coup d’envoi comme Barré, Carbonel, Kerr-Barlow, Peyresblanques ou encore Tanga -, dans le derby (47-20), pour se rapprocher des places qualificatives aux phases finales et rester invaincu à domicile cette saison.
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Dès les premières minutes de jeu, Spring, l’arrière des Racingmen, est venu offrir la marque en faveur de son équipe (7e). À la demi-heure de jeu (29e), c’est le pilier parisien Melikidze qui a remis les Soldats roses sur de bons rails. Entre-temps, les deux buteurs du soir, Gibert côté Racing et Foursans Bourdette pour Paris, se livraient une bataille au pied, enquillant les points à chaque pénalité. Peu avant la pause, le capitaine des Ciel et Blanc, Spring, de nouveau, a inscrit un doublé (36e) – à l’issue d’une belle percée à 14 contre 15 après le carton jaune de Hughes (28e) – afin de conclure une première période peu reluisante et assez pauvre dans le jeu.
Le Racing aux portes du Top 6
Dès le retour des vestiaires, Naituvi a aplati le troisième essai du Racing (42e), avant de voir Ezeala – titularisé pour la première fois au centre cette saison – venir raviver les espoirs parisiens (58e) en conséquence de l’indiscipline altoséquanaise. Dans un second acte décousu où les deux formations ont longtemps enchaîné les fautes – ponctué de deux cartons jaunes pour Tupou (55e) et Etien (72e) -, c’est bien les Ciel et Blanc qui ont su tirer leur épingle du jeu.
Ces derniers ont d’abord vu leur demi de mêlée Carbonneau passé une pénalité spectaculaire de 60 mètres et ont profité dans un deuxième temps d’un essai de pénalité offert par l’arbitre principal de la rencontre Monsieur Cayre, sanctionnant une succession de maladresses parisiennes (72e), avant que le puissant deuxième ligne international français Taofifenua ne vienne déposer, plein de rage, le cinquième et ultime essai des Racingmen, synonyme de bonus offensif (78e).
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Grâce à cette victoire de haute importance, les hommes de Patrice Collazo, désormais septièmes, reviennent à deux points de Clermont, sixième du championnat avec 57 points. De leur côté, les Parisiens de Paul Gustard restent quatrièmes avec 59 unités et laissent filer l’occasion d’éliminer quasiment leur rival du jour de la course aux phases finales. Le Racing n’a, lui, pas dit son dernier mot.