CHRONIQUE – La France participe à la « data center mania » qui frappe la planète. Au niveau mondial, les projets d’investissements en cours sont quatre à cinq fois plus importants que ceux de l’industrie automobile.

Les chefs d’État de la Ve République ont tous été des bâtisseurs. Les bibliothèques et les musées pour Mitterrand, les gares de RER du Grand Paris pour Sarkozy. Emmanuel Macron ne déroge pas à la règle. Son double quinquennat aura été le plus prolifique, laissant des traces indélébiles par milliers : les éoliennes accrochant le ciel et les data centers au ras du sol (ils n’ont jamais d’étage) ont éclos sur tout le territoire.

Le parc d’éoliennes aura doublé sous la macronie. Il a franchi la barre des 10 000 unités, contribuant à 3,9 % de toute la production française d’électricité, selon RTE (Réseau de transport d’électricité). De même, les centres de données, véritables cathédrales du numérique – l’envers obligé de nos écrans, qui ne pourraient fonctionner sans ces mémoires gigantesques - poussent comme des champignons. L’Ademe, l’Agence de la transition écologique, en recense 352 à ce jour dans le pays. Deux fois plus qu’en 2017, et les trois quarts en Île-de-France.

Près des châteaux de la Loire, un projet d’éoliennes retoqué par la justice

Très énergivores…

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Le Figaro

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