Grâce à une égalisation de Brendan Chardonnet dans les dernières minutes, le Stade Brestois a sauvé un point sur la pelouse de Nantes (1-1), ce dimanche 19 avril, au terme d’un match bien terne. Découvrez la réaction du coach brestois, Éric Roy.

Quelle est votre analyse de ce match ?

C’est toujours pareil, on met l’adversaire dans de bonnes dispositions, en concédant ce premier but qui est largement évitable. On relance plein axe, le ballon est perdu. Mohamed a fait un beau geste, mais il est tout seul. C’est un but qu’on a offert. Mais à l’arrivée de cette première période, c’est toi qui as la plus grosse occasion avec Del Castillo. Et c’est toi qui es mené 1-0. À partir de ce moment-là, c’est une équipe qui se bat pour sa survie. Il ne faut pas croire que ça va être facile. Donc il a fallu un beau but de Brendan (Chardonnet) pour revenir dans ce match-là. Et si tu fais une analyse simple : dans le contenu, on a été faibles encore. Il est évident qu’on enchaîne des matches avec beaucoup de pauvreté dans le jeu.

Lire aussi : Les notes des Ti-Zefs : Guindo trop dans le dur, Chardonnet en sauveur…

Comment expliquez-vous cette faiblesse dans le jeu ?

Je ne sais pas. Peut-être qu’on a besoin d’avoir un peu plus de pression. En tout cas, évidemment, on pensait qu’on allait se libérer. Après, est-ce qu’on a les moyens de pouvoir le faire aujourd’hui ? Avec les joueurs qui nous manquent, avec la méforme de certains… On est maintenu depuis quatre matches. Et depuis quatre matches, on ne voit pas grand-chose. Le seul point positif, c’est d’être sorti de cette finale négative. Une quatrième défaite, ça aurait été compliqué.

Brendan Chardonnet fait un grand match ce soir…

Il fait pratiquement deux passes décisives. On a besoin que tous les joueurs soient au même niveau que lui, si on veut retrouver plus d’allant dans le jeu.

Lire aussi : « C’est presque mission impossible », reconnaît Vahid Halilhodzic

Quel était votre discours à la pause ?

Je leur ai dit qu’ils étaient super bons et que c’était très bien. Non, forcément, j’ai dit que c’était une prestation pour l’instant faible, qu’on devait s’améliorer, notamment dans la justice technique. Il fallait être un peu plus patient avec le ballon, être capable de travailler ce bloc équipe adverse, dans le fait de passer de droite à gauche et, à un moment donné, de distribuer la passe qui peut faire la différence. Mais il faut de la justesse, c’est toujours pareil. Il faut des bonnes avant-dernières phases. Et on l’a peu eu, à part celles de Brendan. C’est le genre de match où l’on doit avoir plus de maîtrise, et on ne montre pas ce visage.