« L’argent, ça rentre et ça sort. Ce n’est pas le million que je cherche. Ce que je souhaite avoir, ce sont mes droits, ma dignité. » C’est un combat de longue haleine qu’a entrepris Marthe V.. Cette mère de famille résidant à Marseille fait partie de ces travailleurs de l’ombre, au statut précaire et aux salaires maigrelets.
Plus de salaire pendant le Covid
En 2019 et 2020, elle travaillait comme plongeuse dans des restaurants universitaires d’Aix et de Marseille, employée par le Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires, Ndlr.). Survient la pandémie mondiale de Covid-19. À la mi-mars 2020, tout s’arrête : université, resto U fermés… Pas de télétravail, évidemment, pour Marthe V., qui a signé un contrat du 6 janvier au 30 juin 2020. À l’époque, le gouvernement met en place des dispositifs permettant, dixit le Journal officiel, de « sécuriser la situation des agents contractuels de droit public gardant leurs enfants » – c’est le cas de Marthe, qui a un enfant de moins de 16 ans à l’époque – via l’Autorisation spéciale d’absence (ASA) qui permet de maintenir leur rémunération.
Mais Marthe a la désagréable surprise de ne plus toucher de salaire à partir de la fermeture…