La séquence laisse perplexe. À une vingtaine de minutes du coup d’envoi, alors que ses joueurs s’échauffaient derrière lui, Habib Beye s’est présenté sur le plateau installé en bord terrain par le diffuseur, comme l’oblige le dispositif TV. Son homologue Olivier Pantaloni s’est d’ailleurs prêté au même exercice quelques instants plus tôt.

Entouré de la Marseillaise Louisa Necib ou de Luis Fernandez, le coach de l’OM s’est penché sur le match à venir, puis il a digressé, livrant une analyse, comme la veille en conférence de presse, du quart de finale de Ligue des champions entre le Bayern Munich et le Real Madrid. Inspiré par le jeu « déstructuré, restructuré » des deux équipes, il a confié son souhait de pratiquer le même. À se demander qui était le consultant le temps d’un instant.

« J’assume mes erreurs »

La démonstration n’a rien de problématique. Comme il sait l’être micro à la main, l’ancien international sénégalais, est brillant quand il s’agit d’analyser du football et d’expliquer ce qu’il veut mettre en place pour l’OM. Mais quand une telle séquence, quelques minutes avant une rencontre, est suivie d’une humiliante défaite à Lorient (2-0) où les Marseillais n’ont strictement rien …