Dommages indirects – Outre les conséquences pour la santé liées à la consommation détournée du protoxyde d’azote, le traitement des bonbonnes de gaz est également problématique et dangereux pour les salariés et les installations. Et a un coût XXL pour les contribuables
La consommation du protoxyde d’azote continue de faire des ravages en France. Au point que le ministère de l’Intérieur a lancé, le 7 avril dernier, une vaste campagne de sensibilisation. Détourné pour son aspect euphorisant, ce gaz fait des ravages physiques et psychiques chez les consommateurs entre problèmes neurologiques et accidents de la circulation. Mais pas que.
Ce lundi 20 avril, c’est le Syctom qui pousse tire la sonnette d’alarme. Le service public du traitement et de valorisation des déchets ménagers de 81 communes en Île-de-France a publié un communiqué pour alerter sur les risques « indirects » que cette consommation entraîne pour ses salariés et pour ses installations.
25.000 explosions en 2025
En effet, beaucoup des bonbonnes utilisées pour la consommation de protoxyde d’azote sont jetées avec les ordures ménagères et sont acheminées dans les installations de traitement des déchets. Problème, lorsqu’elles contiennent encore des résidus de gaz, ces bonbonnes peuvent exploser sous l’effet de la chaleur dans les fours d’incinération.
Selon le Syctom, « un million de bonbonnes de protoxyde d’azote sont entrées dans les trois incinérateurs du syndicat en 2025, provoquant plus de 25.000 explosions ». Soit une explosion toutes les deux heures dans un de centres de la région.
15 millions d’euros
« Ces incidents provoquent des casses d’équipements, des fuites dans les chaudières ou encore des arrêts d’urgence des lignes d’incinération. Ils font surtout peser un risque d(…)
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