Un discours de rédemption. Dans le box, Olivier Toto, 33 ans, en détention provisoire depuis février, accuse le coup : « Vous m’avez tendu la main à plusieurs reprises, je n’ai pas su la saisir. Je tiens à m’excuser. »
Déjà connu pour des faits en lien avec la détention et le transport de stupéfiants, le prévenu doit répondre d’actes similaires face au tribunal correctionnel de Nice.
Dans cette affaire, la justice lui reproche d’avoir servi de « nourrice », en stockant à son domicile, situé derrière le quartier des Moulins, de la résine de cannabis et de la cocaïne en quantités importantes.
Tout cela, il le reconnaît.
Un ancien gardien de stade de football suspendu
En garde à vue il a même dévoilé aux policiers sa comptabilité personnelle tenue sur son téléphone.
C’est justement sa précarité financière qui tient lieu de défense.
« Il n’arrive pas à s’en sortir », fait valoir son conseil. Suspendu de son poste de gardien de stade de football par la ville de Nice – à cause d’une précédente affaire judiciaire -, le prévenu explique avoir du mal à joindre les deux bouts, tout en n’étant pas aidé par ce qu’il appelle des « mauvaises fréquentations ».
Il déclare n’avoir jamais vendu de drogue.
Mais confirme son rôle dans le réseau, qu’il regrette désormais.
Son mea culpa face au tribunal lui permet de faire entendre sa volonté de changer de vie, de se rapprocher de sa compagne enceinte et de s’installer à l’ouest du département.
Reconnu coupable, il a été condamné à dix-huit mois d’emprisonnement ferme avec maintien en détention.