Les Européens ont de nouveau affiché ce lundi leur soutien au peuple palestinien qui est « pris dans la tempête », rapporte notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet. Mais la cheffe de la diplomatie européenne a de nouveau affiché la plus grande prudence au sujet de l’accord d’association qui lie l’UE à Israël depuis 2000. « Nous allons évaluer s’il est possible d’avancer , affirme Kaja Kallas. La cheffe de la diplomatie européenne avait déjà recommandé l’été dernier que soit suspendue la partie commerciale de l’accord.
Les Européens doivent se prononcer à l’unanimité s’il s’agit d’une suspension de l’ensemble. Mais suspendre uniquement le volet commercial ne requiert que la majorité qualifiée des pays de l’Union européenne. Et ce volet pèse lourd pour Israël puisque l’UE représente 33 % de ses exportations et 40 % de ses importations.
L’Espagne, avec l’Irlande et la Slovénie, préconise une rupture complète de l’accord ; elle a donc peu de chances d’être suivie malgré la disparition attendue du veto de la Hongrie. La majorité d’États nécessaire à la suspension du volet commercial ne paraît pas non plus acquise. L’Allemagne reste par exemple persuadée de l’utilité du maintien de l’accord d’association pour garder ouverts les canaux de dialogue avec Israël et cette position de prudence semble dominer parmi les Vingt-Sept.
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