L’International Table Tennis Federation (ITTF) a sans doute vu juste en désignant le Marseille Tennis de Table comme ambassadeur français de cette journée mondiale de la discipline. Dans le gymnase rénové de Sainte-Anne, ce samedi, l’événement est le premier d’ampleur d’un nouvel espace à apprivoiser. « C’est notre première ici, il faut habituer les gens à ce nouveau lieu, les amener jusqu’ici », détaille Gilles Gontier, le président du MTT.
Le sport-santé version ping séduit. Entre 200 et 300 participants se sont prêtés à un tournoi intergénérationnel mêlant séniors et jeunes pousses. D’autres activités pour tous les âges proposées par Gilles Gontier et Jean-Baptiste Alessandri, l’entraîneur.
Parkinson et hypnose
« À travers ces ateliers, on souhaite recommander à nos adhérents la pratique du sport en loisir comme en compétition », détaille Jean-Baptiste Alessandri.
Sport et santé ne forment qu’un faisceau bien solide. Le MTT l’a bien compris. Durant toute l’après-midi, une large palette d’ateliers en lien avec le bien-être était proposée comme de l’hypnose pour les séniors ou des exercices de mobilité pour la section Parkinson. Une unité singulière.
« Depuis qu’on l’a mise en place, certains malades retrouvent de la mobilité et des sensations après trois ou quatre séances adaptées de maniement de balle ou de changement d’appuis », explique Gilles Gontier. D’autres activités ludiques sont proposées aux plus jeunes dans le même esprit.
Au-delà de l’après-midi, le club en a profité pour rappeler ses ambitions par l’intermédiaire de son président. « On tend vers la professionnalisation sur le plan structurel et sportif, certes. Dans un autre temps on tente de mettre en place un projet social autour du tennis de table et du sport avec la ville, en passant par les écoles, les centres sociaux », explique le dirigeant.
Il est bon de souligner que le club a récemment lancé le programme » Ping-BPCO » en lien avec l’hôpital Saint-Joseph. Ce dispositif centré sur l’activité physique adaptée a pour objectif d’accompagner les personnes atteintes de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO).