Longtemps populaire, le quartier du Port Lympia s’impose désormais comme l’un des secteurs les plus chers de Nice, porté par une transformation radicale et l’arrivée de la ligne 2 du tramway. Envolée des prix à l’achat et marché locatif saturé par les résidences saisonnières : ce qu’il faut savoir avant de tenter de s’y installer en 2026…
L’arrivée de nouveaux commerces et d’une clientèle plus jeune depuis une dizaine d’années a modifié son identité longtemps populaire et maritime. À l’Est de la commune, le Port Lympia mêle immeubles anciens, ruelles animées et adresses branchées, voire bobos. Restaurants, bars et galeries participent à cette nouvelle attractivité, tout en cohabitant avec les riverains historiques.
Ils sont aujourd’hui entre 7 000 et 10 000 à vivre ici, à deux pas du mont Boron, autre secteur de renom. Desservi par le tramway (ligne 2), à proximité immédiate du Vieux-Nice, le périmètre attire jeunes actifs, investisseurs et familles. La colline du Château voisine offre un point de vue convoité sur la baie et le bassin.
Différence de 14 % avec le reste de Nice
Un décor qui nécessite un portefeuille garni. En effet, d’après les chiffres de Meilleurs Agents, un mètre carré ici vaut presque 6 000 euros, contre 5 270 dans l’ensemble de la capitale maralpine (+14%).
« Le coin est massivement recherché, très attractif, avec des prix qui se maintiennent ou augmentent. Il fait face à une pénurie de biens par rapport à la demande grandissante », nous expliquait Alain Ricciotti, gérant de l’agence immobilière Tosca.
Pour y devenir propriétaire, il faut être en mesure de débourser 6 000 euros du mètre carré pour un appartement, et quasiment 7 000 si c’est une maison que vous souhaitez. À titre d’exemple, au 1er avril 2026, on était à 5 200 et 5 900 euros ailleurs dans la cité azuréenne.
Lieu prisé des investisseurs pour du locatif

Cette moyenne cache néanmoins d’importantes disparités, puisque la plateforme spécialiste des petites annonces a répertorié des montants allant de 3 000 à 11 000 euros.
Un lieu notamment recherché par les investisseurs car il y a peu de grandes surfaces habitables. Les résidences saisonnières ont le vent en poupe. « Ils veulent faire un maximum de rentabilité et trouvent davantage leur compte en louant de cette façon, plutôt qu’à des Niçois à l’année », observe Alain Ricciotti.
Quelle est la tendance actuellement sur le Port ? Sur l’année écoulée, les coûts se stabilisent, bien qu’étant légèrement en hausse (+0,6 %). En revanche, la dynamique est peut-être en train de s’inverser avec une baisse en 2026 (-1,6 % depuis janvier).
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Difficile donc d’y trouver un logement locatif, mais pour autant, les tarifs restent assez « raisonnables » à l’échelle de Nice.
En effet, le bail moyen, toutes habitations confondues, est de 20,4 euros (20,3 euros ailleurs). Maintenant, vous dénicherez peut-être une pépite dans vos frais, car les loyers y oscillent entre 15,4 et 29,5 euros, ce qui donne tout de même une sacrée fourchette.