Airbnb vient de dévoiler le montant record des taxes de séjour reversées aux communes françaises pour l’année 2025. Avec 210 millions d’euros collectés, la plateforme confirme l’importance du tourisme locatif, particulièrement dans les Alpes-Maritimes qui affichent une croissance exceptionnelle de… 35 % !
Le bilan annuel est tombé, et les chiffres donnent le vertige. Pour l’exercice 2025, la plateforme de location Airbnb a reversé un peu plus de 210 millions d’euros de taxes de séjour à 26 600 communes et intercommunalités de l’Hexagone.
Une manne financière en hausse de 5 % par rapport à l’année précédente, confirmant que l’attrait pour le meublé de tourisme ne s’essouffle pas après l’élan des Jeux olympiques de 2024.
Les Alpes-Maritimes dans le peloton de tête national
Au cœur de cette dynamique nationale, notre département se distingue de manière spectaculaire. Avec 15 millions d’euros collectés l’an dernier, les Alpes-Maritimes enregistrent une croissance de 35 % sur un an.
Cette performance place le territoire à la 5e place des plus fortes progressions départementales en France. C’est une exclusivité régionale, aucun autre département de PACA ne figure dans le « top 10 » de cette catégorie.
Dans le détail des villes, Nice s’impose. Avec 5,7 millions d’euros reversés par le géant de la location, la capitale azuréenne occupe la deuxième place du podium français, juste derrière Paris (25 millions d’euros) et devant Marseille (3,2 millions d’euros). Nos voisins ne sont pas en reste, puisque Cannes se classe 4e avec 2,6 millions d’euros et Antibes 6e avec 1,8 million d’euros…
Une ascension fulgurante à Nice !
Le montant record de 5,7 millions d’euros enregistré en 2025 n’est pas un incident de parcours, mais l’aboutissement d’une progression plutôt constante. En 2023, Airbnb avait déjà reversé environ 2,4 millions d’euros à la ville, marquant une hausse de 71 % par rapport à l’année précédente. Cette dynamique s’est confirmée en 2024 avec un montant grimpant à 4,2 millions d’euros, porté par l’effet des JO. En franchissant aujourd’hui le cap des 5,7 millions d’euros, Nice consolide plus que jamais sa position de deuxième ville de France en termes de recettes fiscales générées par la plateforme.
Et ça n’est pas prêt de reculer à Nice
Alors que la précédente municipalité avait multiplié les restrictions, l’équipe actuelle dirigée par Éric Ciotti propose une approche différente. L’heure ne serait plus à la surenchère réglementaire mais à l’apaisement pour les propriétaires locaux, à lire le programme porté par le député UDR durant la campagne.
Un « moratoire réglementaire » a été promis afin de suspendre l’apparition de nouvelles contraintes administratives. L’idée, rendre le cadre juridique plus lisible et plus solide, évitant ainsi les recours juridiques qui ont annulé plusieurs dispositifs municipaux ces dernières années.
Parmi les nouveautés attendues, la création d’un statut de « loueur occasionnel » devrait permettre de simplifier les démarches sur internet. Si des contrôles ciblés resteront la règle en cas de fraude ou de nuisances, la municipalité concentre désormais ses efforts contre les « abus professionnels ».