Le gouvernement britannique vient d’annoncer son intention de supprimer la taxe carbone sur la production d’électricité à partir d’avril 2028. Il s’agit d’une mesure stratégique visant à contrôler les prix de l’électricité au détail pour les ménages et les entreprises, dans un contexte de marché international de l’énergie volatil et complexe attendu dans les prochains mois.
S’attaquer à la pression de la hausse des prix de l’énergie à partir de 2026.
La décision de supprimer cette taxe a été prise car les prévisions économiques indiquaient que les prix de l’énergie domestique au Royaume-Uni allaient fortement augmenter à partir de juillet 2026. Cela était principalement dû à la flambée des prix de gros de l’énergie résultant des conflits en Iran, et au fait que le mécanisme de plafonnement des prix de l’électricité de l’organisme de réglementation entrait dans un nouveau cycle d’ajustement à partir du troisième trimestre 2026.
La taxe qui sera supprimée est appelée le dispositif de soutien au carbone (CPS). Mis en œuvre depuis avril 2013, le CPS s’inscrivait dans la stratégie britannique visant à atteindre ses objectifs climatiques en augmentant le coût de production de l’électricité à partir de combustibles fossiles, notamment le charbon. Selon Pranav Menon, expert chez Aurora Energy Research, la suppression du CPS est une mesure positive qui permettra de réduire directement les prix de l’électricité pour les consommateurs.
Mettre fin au rôle historique de la taxe carbone CPS.
Dans son rapport budgétaire 2025, le gouvernement britannique a décidé de maintenir la taxe CPS à 18 £ (environ 24 $) par tonne d’émissions de dioxyde de carbone jusqu’à son abolition officielle en 2028. Le ministre britannique des Finances, Dan Tomlinson, a affirmé au Parlement que la taxe CPS avait rempli sa mission historique et n’était plus adaptée au paysage énergétique actuel.
La principale raison de cette décision est l’élimination quasi totale du recours aux centrales à charbon du réseau électrique national. La dernière centrale à charbon du Royaume-Uni a fermé ses portes en 2024, marquant le début d’une nouvelle ère pour le secteur énergétique du pays.
Impact économique et feuille de route pour les énergies propres à l’horizon 2030
Actuellement, outre la taxe sur les quotas d’émission (CPS), les centrales thermiques à combustibles fossiles doivent s’acquitter de redevances dans le cadre du Système national d’échange de quotas d’émission (SEQE), le prix d’échange actuel étant d’environ 49 £ par tonne de CO2. Selon les calculs des analystes de Bernstein, la taxe CPS contribue actuellement à hauteur d’environ 7 £ au prix de chaque mégawattheure (MWh) d’électricité en gros.
La suppression totale de cette taxe devrait engendrer des retombées économiques directes, permettant à chaque foyer britannique d’économiser en moyenne environ 21 £ par an. Cette mesure s’inscrit dans le cadre du programme « Clean Power 2030 » promu par le gouvernement afin de réduire la dépendance aux énergies fossiles et de décarboner le secteur de l’électricité d’ici 2030. M. Tomlinson a souligné qu’avec le développement important des énergies renouvelables, le maintien de la taxe sur les ventes d’électricité (CPS) pour encourager la transition énergétique n’est plus nécessaire.
Source : https://baodanang.vn/anh-bai-bo-thue-carbon-doi-voi-san-xuat-dien-tu-nam-2028-de-kiem-che-gia-nang-luong-3333584.html