Livrée vert foncé et logo Velvet couleur lilas, la rame Avelia Horizon à deux étages, dévoilée mercredi, est la première des 12 commandées par la société entièrement privée Velvet. La motrice est fabriquée dans l’usine de Belfort.
Les premiers essais vont débuter à La Rochelle, suivis d’essais sur rail à partir de 2027, a indiqué à l’AFP Rachel Picard. Cette ancienne directrice de la branche voyageurs de la SNCF jusqu’en 2020 a cofondé l’entreprise avec Timothy Jackson, lui-même ancien dirigeant des activités de la RATP en Grande-Bretagne et fondateur d’une société de leasing de matériels ferroviaires.
Un milliard d’euros
Pour se lancer dans l’aventure de la concurrence, Velvet a levé un milliard d’euros auprès du fonds d’investissement Antin Infrastructure Partners, dont 850 millions d’euros sont dédiés au contrat avec Alstom signé en 2024, a précisé Rachel Picard.
Outre les 12 trains à grande vitesse de dernière génération, les mêmes que ceux commandés par la SNCF, le contrat prévoit leur maintenance pendant 15 ans. Celle-ci sera réalisée par Alstom dans un atelier en construction à Marcheprime, près de Bordeaux.
Nous commencerons avec trois lignes d’un coup Paris-Bordeaux, Paris Angers-Nantes, et Paris-Rennes, ce qu’aucun nouvel opérateur ne fait indique Rachel Picard, avec 10 millions de places prévues au total sur les trois destinations.
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Entre Paris et Nantes

La rame de Velvet est fabriquée à La Rochelle, dans les usines d’Alstom. AFP
Pour remplir ses trains, Velvet compte sur le déséquilibre entre l’offre et la demande qui existe sur les axes de la façade atlantique desservis pour l’instant par la seule SNCF.
Actuellement 15 % de voyageurs ne trouvent pas de place et renoncent à leur voyage sur chacune de ces routes, et, selon nos estimations, 25 % ne trouveront pas de place en 2028 si rien n’est fait, ajoute-t-elle.
Confiante dans la tendance structurelle de croissance à long terme pour ces destinations, elle souligne que « beaucoup d’entreprises, notamment dans la tech, sont bi-localisées entre Paris et Rennes ou Nantes » .
L’Ouest n’est pas uniquement une destination de résidences secondaires, il y a une vraie tendance au développement économique de ces régions de la façade atlantique et la hausse des prix du pétrole est aussi un facteur de croissance pour le train, souligne-t-elle.