Avec Frankenstein , David Sala signe une relecture saisissante du classique de Mary Shelley. L’auteur, né à Décines-Charpieu et passé par Émile-Cohl, déploie une esthétique flamboyante faite de couleurs vives, de textures vibrantes et de séquences muettes d’une grande intensité.

Le récit, construit en boucle, suit la chute de Victor Frankenstein jusqu’à un face-à-face tragique avec sa créature, tout en sondant la solitude, la culpabilité et le besoin de l’autre. Loin des clichés gothiques, cette version privilégie une approche sensorielle et introspective, où la figure du monstre devient miroir de l’humain. Une bande dessinée ambitieuse, entre onirisme et vertige existentiel.

Une vision contemporaine du mythe

En réinvestissant les silences et en accentuant la dimension émotionnelle, Sala éclaire la violence du rejet et la fabrique de la monstruosité. Son trait somptueux, influencé par l’expressionnisme, transforme ce récit en expérience visuelle immersive, où la beauté formelle rivalise avec la profondeur du propos.

Rencontres et signatures : L’astragale (24 avril à 19 h et 25 avril à 11 h), Librairie La bande dessinée (25 avril à 16 h), Librairie Esprit Livre (25 juin à 16 h), Librairie Expérience (26 juin à 16 h).