La première usine du spécialiste de la communication spatiale Cailabs à Rennes (Ille-et-Vilaine), le futur site de production de biocarburant de Cooperl à Lamballe (Côtes-d’Armor), l’abattoir de volailles que souhaite construire LDC à Châteaulin (Finistère) et le futur site de fabrication d’électroaimants lancé par le morbihannais Sigmaphi à Saint-Avé (Morbihan).

Des procédures accélérées

Ces projets bretons figurent dans la liste des 150 sites industriels considérés comme « stratégiques » et retenus par le gouvernement dans le cadre de son plan de soutien à la souveraineté de la France. À ce titre, ils bénéficieront de procédures accélérées dans le cadre de leur réalisation.

Au lendemain de l’annonce du gouvernement, qui a rendu publics 70 des 150 projets, le président du conseil régional de Bretagne, Loïg Chesnais-Girard,  se réjouit de cette sélection », mais « s’interroge sur la méthode ».

« Les dossiers industriels retenus dans le cadre de ce plan gouvernemental sont indispensables à la Bretagne. La ligne politique que je porte,  Le plus d’emplois et moins de carbone », se bâtit sur de tels projets, indique Loïg Chesnais-Girard dans un communiqué. Les voir bénéficier de l’accélération annoncée par le Président de la République constitue à cet égard une bonne nouvelle ».

photo le président de la région bretagne, loïg chesnais-girard : « les dossiers industriels retenus dans le cadre de ce plan gouvernemental sont indispensables à la bretagne. »  ©  lucie morel / ouest-france

Le président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard : « Les dossiers industriels retenus dans le cadre de ce plan gouvernemental sont indispensables à la Bretagne. » Lucie Morel / Ouest-France

« Il serait temps de sortir de la complexité »

Le président de la Région Bretagne estime toutefois  dommage de devoir obtenir une attent ion du chef de l’État pour permettre aux projets industriels d’avancer. Il serait temps, tout en respectant le droit de recours prévu par la loi, de sortir de la complexité et des délais dans lesquels nous sommes englués, entrepreneurs comme élus locaux. »

Pour faire avancer ces projets, le gouvernement compte sur la loi de « simplification » adoptée la semaine dernière au Parlement, et sur un décret « contentieux » pris ce mercredi et dont l’application est prévue à compter du 1er juillet 2026. Pour échapper à des recours qui  freinent » les chantiers, les contentieux ne seront plus examinés par les tribunaux administratifs et seront « unifiés » au niveau de la cour administrative d’appel, ce qui est censé faire gagner  un an » sur les délais, a expliqué Emmanuel Macron, mercredi 22 avril, au cours d’un déplacement dans l’Allier.