Ce jeudi 30 avril, la question harkie revient devant la cour européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg. Après l’arrêt Tamazount contre France du 4 avril 2024, c’est une nouvelle étape cruciale ?
Charles Tamazount : « En effet ! L’arrêt rendu en 2024 imposait à l’État français de respecter un quantum de réparation pour les familles de harkis passées par un nombre limité de camps, notamment celui de Bias (Lot-et-Garonne, NDLR). Une réparation qui ne soit pas, disons, ridicule. Un arrêt important notamment parce que la loi existante, du 23 février 2022, qui porte “reconnaissance de la Nation envers les harkis et les autres personnes rapatriées d’Algérie anciennement de statut civil de droit local et réparation des préjudices subis par ceux-ci et leurs familles du fait de l’indignité de leurs conditions d’accueil et de vie dans certaines structures sur le…