DÉCRYPTAGE – « Pilotage insuffisant », « bénéficiaires mal connus »… La Cour des comptes pointe une nouvelle fois la dépense à l’efficacité parfois douteuse engendrée par les 474 niches fiscales françaises.
Année après année, la Cour des comptes indique la direction à suivre pour résorber le déficit public français. Et année après année, les gouvernements de tout bord semblent s’évertuer à prendre la direction opposée. L’analyse du budget 2025 de l’institution, publiée ce mercredi 22 avril, ne déroge pas à la règle. La liste des griefs est longue. Une fois encore, la gestion des 474 niches fiscales, ou dépenses fiscales dans le jargon technique, y figure en bonne place. Les magistrats financiers pointent pêle-mêle un « pilotage insuffisant », des « bénéficiaires mal connus » et « des écarts de prévision sans précédent ». Des failles particulièrement gênantes au regard du poids exorbitant de ces coups de pouce pour les finances de l’État. Selon leurs estimations, la charge totale devrait ainsi dépasser les 90 milliards d’euros en 2026.
À elles seules, les niches fiscales représentent donc plus des trois quarts du déficit budgétaire de l’État. Celui-ci a en effet atteint 124,2 milliards…
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