A Cottbus, quatre bus à hydrogène entrent en service en conditions réelles. Une première phase qui doit préparer l’intégration progressive de 46 véhicules au sein du réseau.

Les collectivités européennes poursuivent leurs expérimentations pour intégrer l’hydrogène dans les transports publics. Dans l’Est de l’Allemagne, l’opérateur Cottbusverkehr a lancé cette semaine l’exploitation de ses premiers bus à hydrogène.

Quatre véhicules circulent désormais sur des lignes régulières avec des passagers. L’objectif consiste à observer leur comportement en situation réelle. Les équipes analysent l’autonomie, les procédures de ravitaillement et l’organisation des services. Le retour d’expérience doit aussi porter sur l’interaction entre conducteurs, véhicules et infrastructure.

Une station mobile pour amorcer le projet
Le démarrage de l’expérimentation repose sur la mise en service d’une station hydrogène mobile. Installée début avril, elle alimente les premiers bus en attendant une infrastructure permanente. Une station fixe est actuellement en construction sur le site de l’opérateur. Sa mise en service est prévue d’ici la fin de l’année. Cette solution transitoire permet d’engager rapidement les essais. Elle sécurise également l’approvisionnement durant la phase de montée en puissance.

Une flotte de 46 bus en préparation
Cette phase constitue une étape avant un déploiement plus large. Cottbusverkehr a en effet commandé 46 bus à pile à combustible au constructeur Wrightbus. Les modèles retenus appartiennent à la gamme Kite Hydroliner. Onze unités seront exploitées directement à Cottbus. Les 35 autres seront affectés au réseau régional.

Le choix du constructeur remonte à 2024, après une première série d’essais concluants. Les performances observées, notamment par basses températures, ont pesé dans la décision.

 

Un projet soutenu par des financements publics

Le projet bénéficie de plusieurs dispositifs de soutien. Les aides accordées en 2022 couvrent environ 3,1 millions d’euros pour les bus. Un financement complémentaire de 7,5 millions d’euros concerne les infrastructures hydrogène.