En essayant d’enfiler une robe par la tête à la veille de l’audience, Sandra* a suffoqué. D’un coup, elle a senti à nouveau ce sac-poubelle maintenu par-dessus sa tête pendant quelques dizaines de secondes, l’empêchant de respirer et générant une immense angoisse de mourir.
Ce mercredi 15 avril 2026, cette infirmière entre deux âges est venue raconter au tribunal correctionnel de Marseille la scène qu’elle avait vécue le 1er avril dernier. « Un film d’horreur », dixit son avocate, Barbara Domingues.
Alors qu’elle rentrait de sa tournée de soin, elle avait été poussée brutalement à l’intérieur de son appartement du Rouet (8e) par un corps d’homme, qui l’avait plaquée au sol, main sur la bouche pour l’empêcher de crier, un couteau dans l’autre main. Elle n’avait pas mis longtemps à reconnaître son agresseur : Dhafer K., un Tunisien de 45 ans, qu’elle avait hébergé par amitié pendant six mois entre 2024 et 2025. Ce dernier avait bâillonné Sandra à l’aide d’un solide scotch de bricolage.
Il laisse une reconnaissance de dettes
Pendant plus de 4h, il avait ensuite alterné des périodes de violences (dont l’épisode du sac sur la tête) et des discussions plus calmes, réclamant de l’aide. Réfugié …