Ce samedi après-midi, sur la pelouse du stade intercommunal, un air de nostalgie a pointé le bout de son nez. Dès midi, joueurs et supporters se sont retrouvés autour d’un barbecue, premier temps fort d’une journée placée sous le signe du partage. À 14h30, le coup d’envoi est donné entre les anciens de l’OGC Nice à ceux de l’Olympique de Marseille.

Sur la pelouse, les repères sont toujours là. Les Aiglons prennent rapidement l’ascendant et s’imposent 4-1, portés notamment par Franck Dja Djé Djé, auteur d’un but et d’une passe décisive. « Le football, ça ne se perd pas », glisse-t-il avec le sourire, tout en reconnaissant un manque d’endurance en fin de match.

Dans les rangs niçois, les automatismes reviennent vite, preuve que les années n’effacent pas totalement les réflexes.

Mais l’essentiel se joue ailleurs. Autour de Patrice Alberganti, président de l’association des anciens, les joueurs rappellent le sens de leur engagement. « On se connaît depuis des années, on partage beaucoup de souvenirs et on se retrouve aussi pour défendre des causes importantes », explique-t-il.

Ce match permet notamment de soutenir l’association Les Invincibles, mobilisée dans la lutte contre la maladie de Charcot.

Parrainée par Arsène Wenger, la rencontre a attiré aussi de nombreux curieux. « C’est agréable de les voir d’aussi près », confie Marc, supporter venu assister à l’événement.

Entre plaisanteries, souvenirs et solidarité, la journée a rempli pleinement son objectif. Au-delà du score, elle a mis en lumière un collectif toujours uni, capable de se mobiliser pour une cause commune. Le football redevient alors un prétexte : celui de se retrouver pour agir ensemble.