l’essentiel
Déjà figure de proue de la mode tricolore à Toulouse avec ses boutiques multimarques gérées avec sa sœur, Romaric Madelpuech franchit une étape charnière en lançant « Les Stockistes ». Entre collaborations artisanales et vestiaire mixte au caractère affirmé, le commerçant devient créateur pour offrir à sa communauté une garde-robe locale, durable et sans compromis.

Déjà aux commandes des enseignes toulousaines « Les Traits Français » et « Arpet », Romaric Madelpuech franchit une étape décisive dans son parcours d’entrepreneur. Ce samedi 25 avril 2026, il ajoute une corde à son arc en lançant officiellement « Les Stockistes », sa marque toulousaine. Si ses précédentes enseignes étaient dédiées à la distribution de produits fabriqués en France, ce nouveau projet marque son passage du statut de commerçant à celui de créateur.

 

Au commencement, une simple chemise

« Les Stockistes, c’est une marque de vêtements qu’on a imaginée pour nos clients et nos clientes », explique-t-il. L’idée a germé d’un constat simple : « la difficulté de dénicher la chemise parfaite, produite localement et disponible pour le réseau de détail. À force d’avoir de la demande sans pouvoir y répondre, on s’est dit : Allons voir les ateliers et essayons de faire la nôtre », poursuit Romaric.

Pour ce premier opus, le fondateur a privilégié l’excellence qualitative. Il s’est tourné vers ses partenaires de confiance, comme l’atelier « Confection des Deux-Sèvres », réputé pour son travail avec les plus grands. « Après la chemise, nous avons réfléchi à un vestiaire complet », précise Romaric. Ce vestiaire, qu’il définit comme entièrement mixte, propose déjà des t-shirts en coton ultra-épais de 300 grammes fabriqués à Roubaix, des jeans « ballon » confectionnés dans les Deux-Sèvres, ainsi que de la maroquinerie issue des ateliers de Graulhet, des chaussures, des casquettes…

Dimension humaine de ses partenariats

L’identité de la marque repose sur une hybridation entre création pure et collaborations stratégiques. Pour les chaussures par exemple, un modèle unique a été co-créé avec la marque Gatine, tandis que les casquettes en jean ont été développées avec les Montpelliérains de Miaraka. Romaric Madelpuech met en exergue la dimension humaine de ses partenariats : « Nous travaillons avec des ateliers que nous connaissons et aimons, avec qui nous avons des relations privilégiées. »

Le nom « Les Stockistes », une reprise

Le nom « Les Stockistes » n’est pas inconnu des Toulousains, puisqu’il s’agissait initialement d’une de ses boutiques situées rue Bouquières. En le réutilisant, Romaric capitalise sur une communauté déjà engagée. Pour lui, cette aventure est un véritable accomplissement personnel : « Entrer dans les ateliers, comprendre la production, rencontrer les couturières, participer au design et au dessin, c’est aller au cœur du savoir-faire français », se rejouit-il.

Alors que les ventes débuteront pour le grand public dès lundi, au 8, rue Jules-Chalande, Romaric Madelpuech voit déjà plus loin. Des pulls et gilets en laine mérinos, fabriqués en Bretagne avec Le Minor, sont déjà prévus pour l’hiver prochain. En créant sa propre marque, ce passionné de fringues reconnaît « ajouter une corde à notre arc. C’est même un accomplissement », se réjouit-il.