D’ici quelques semaines, une nouvelle compagnie maritime proposera de gagner les ports italiens en deux fois moins de temps que les liaisons traditionnelles a indiqué Le Marin.

Créée en janvier 2026, la société Cors’Express n’a en effet pas choisi son nom par hasard. Son président, Vincent Lucchini, travaille depuis plus d’un an à la mise en place de liaisons maritimes rapides et journalières entre la Corse et les ports italiens. Le premier départ pourrait intervenir au cours de l’été. « Le calendrier n’est pas encore arrêté. Nous sommes en train de finaliser certaines démarches », indique le jeune armateur bastiais de cette compagnie exclusivement dédiée au transport de passagers.

Un navire rapide d’une capacité maximale de 220 passagers

Le projet ? Il a été imaginé près de trois ans après avoir expérimenté ce mode de déplacement lors de vacances dans le bassin méditerranéen. Le modèle choisi ? Un navire à foils  » plus rapide » et moins gourmand en gasoil selon l’armateur car il permettrait de diminuer l’empreinte carbone de moitié.
 » Ce genre d’hydroptère est très utilisé dans les connexions entre les îles en Italie ou encore en Grèce. C’est un bateau qui existe déjà sur le modèle de bus maritime et que j’ai adapté pour des lignes plus classiques, de port à port ».

Le navire est actuellement en chantier. Il devrait accoster à Bastia courant juin et mesurera 32 mètres de long pour une capacité d’accueil de 220 passagers. Son atout sera sans aucun doute sa vitesse. Il pourra filer sur l’eau entre 33 et 38 nœuds. Ainsi, en moyenne, l’Italie pourrait être accessible en 2h15.  » C’est notre différence pour se positionner sur ce secteur d’activité », indique le président de la toute nouvelle compagnie maritime qui voguera d’abord sous pavillon italien. 

Le transfert vers le pavillon français premier registre interviendra avant l’automne. Le temps de finaliser les démarches auprès des instances compétentes. Mais d’emblée, des contacts ont été passés avec le lycée maritime de Bastia et des marins formés sur site sont prêts à embarquer pour rejoindre un équipage mixte. Il serait question au total de créer près de dix emplois à l’année et vingt en saison.

Les ports italiens d’abord, le port de Nice ensuite ?

Garantir des liaisons tout au long de l’année, c’est justement le projet de Cors’Express qui projette d’abord de réaliser deux traversées journalières, excepté le mercredi, et ce, pas uniquement en été.  » On commence par un navire mais il y a une volonté de viser les ports italiens d’abord puis des liaisons avec le continent français notamment Nice. C’est le projet. Nous voulons nous positionner avec une continuité annuelle », livre Vincent Lucchini, expliquant que ce genre de navire a un seuil de navigabilité assez élevé, soit jusqu’à plus de trois mètres de houle.

Pour l’heure, la ligne n’est pas encore commercialisée. Cela devrait intervenir dans le courant du mois de mai. L’exploitation pour sa part débutera au cours de l’été pour un coût qui n’a pas encore été communiqué bien que l’objectif affiché par la compagnie maritime bastiaise est d’être concurrentiel sur le marché.