Les soldats défilent dans tout le centre-ville. Ici à la Porte d’Aix.

/ Association La Courtine 1917, Gérard Gorokhoff, Andrei Korliakov, ECPAD

Le 20 avril 1916, plusieurs navires mouillent dans le port de Marseille. À leur bord, les 10 000 soldats russes de la 1ère brigade du corps expéditionnaire. En pleine Première Guerre mondiale, ils viennent renforcer un front français épuisé.

En 1915, un accord est conclu entre le Tsar Nicolas II et le gouvernement français : la France souhaite obtenir des renforts humains, plusieurs centaines de milliers, tandis que la Russie manque cruellement d’armes. L’accord est finalement réduit. « Seulement quatre brigades – soit 40 000 hommes – sont envoyées. Deux en France, deux dans les Balkans », indique Jean-Paul Gady, coprésident de l’association La Courtine 1917.

Précédés par une musique française, les Russes s’engagent dans la rue Saint-Ferréol.Précédés par une musique française, les Russes s’engagent dans la rue Saint-Ferréol. / Association La Courtine 1917, Gérard Gorokhoff, Andrei Korliakov, ECPAD

Créée en 2014 dans le Limousin, cette association mémorielle, historique et pacifiste est dédiée à la présence des soldats russes en France. Elle organise conférences, débats et projections à travers le territoire pour faire connaître les aspects encore méconnus de cette histoire, comme ceux survenus à Marseille.

L’espoir russe

La 1ère brigade quitte la Russie le 3 février 1916. « Ils font le tour du monde pour arriver en France », raconte Jean-Paul Gady. La route du Nord est exclue, trop dangereuse, trop gelée, trop exposée aux torpi…