La lutte continue, faites mieux. Merci. Le mot n’est pas de lui, et encore moins d’une personnalité issue de son camp politique, mais Tristan Riom a fait sienne la sortie de Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise (LFI) au soir de sa défaite à la présidentielle de 2022. Sauf que l’élu nantais, lui, a mis en musique ces paroles. Et tiré sa révérence à l’issue des élections municipales de mars 2026. À tout juste 31 ans. La retraite aussi jeune, c’est beau, non ?, s’amuse-t-il lorsqu’on le rencontre – bien en amont de la campagne – autour d’un café accompagné d’une eau pétillante citronnée.

Aucune amertume ni fâcherie derrière cette décision de ne pas rempiler pour un nouveau mandat. Victoire ou pas de la majorité dirigée par Johanna Rolland, réélue maire PS de Nantes et présidente de Nantes Métropole en mars dernier, Tristan Riom avait fait le choix de passer le relais. C’est d’ailleurs ce qui a nous a poussé à raconter cette histoire, quitte à faire patienter post-campagne la parution de l’article pour éviter toute accusation partisane.

Élu en 2020 à l’âge de 25 ans, Tristan Riom, ingénieur généraliste, a d’emblée été propulsé dans l’exécutif municipal. Nommé adjoint en charge de l’énergie et des bâtiments, puis rapidement promu – pour remplacer l’écologiste Julie Laernoes, devenue députée – vice-président de Nantes Métropole en charge du climat et des transitions énergétiques. Lui dit, sans forfanterie aucune, la fierté qu’il éprouve d’avoir déroulé sa partition et mené des actions majeures de A à Z. Au premier rang desquelles, un plan climat – voté à l’unanimité – qui fixe comme objectif 46 %…