Publié le
26 avr. 2026 à 18h02
C’est l’un des grands événements du printemps dans l’agglomération de Toulouse : le retour de Moïse, le berger originaire de Bourg d’Oueil (Haute-Garonne) guidant ses 330 brebis à travers les communes du nord de la métropole. Un rendez-vous à ne pas manquer, dimanche 3 mai 2026.
La 9e édition de la Grande Transhumance
C’est déjà la 9e édition de l’événement. Et comme chaque année, Sébastien Natale, plus connu sous son surnom de « Moïse », va conduire son troupeau de 330 brebis tarasconnaises de Villeneuve-lès-Bouloc (Départ du cimetière) à Launaguet (parc du château), à l’occasion de cette « Grande Transhumance ».
Les vertus de l’écopâturage
Depuis 2017, les communes de Bouloc et Launaguet ont mis en place, avec le concours du Conseil départemental de la Haute-Garonne, cette opération d’écopâturage. D’autres communes ont depuis rejoint l’initiative. Une opération qui est destinée à valoriser des terrains en friche, à lutter contre la déprise agricole (anciens terrains agricoles non entretenus), mais aussi à soutenir les producteurs, tout en préservant la qualité de l’environnement et des paysages ruraux.
« Grâce à ce projet, le berger itinérant, Moïse, qui ne possède pas de terres en propre, a pu faire évoluer son troupeau de 180 à 400 brebis », fait valoir le Conseil départemental de la Haute-Garonne.
17 km et sept communes traversées
Depuis le 3 mars 2026, Moïse et son troupeau sont de retour à Launaguet, où ils sont arrivés en provenance de Bourg d’Oueil, tout au sud de la Haute-Garonne, dans le Comminges. Le 3 avril, le cheptel a été transporté jusqu’à la commune de Bouloc où les brebis ont été tondues deux jours plus tard.
Dimanche 3 mai 2026, le troupeau partira de la commune de Villeneuve-les-Bouloc pour rejoindre Launaguet sur le même tracé de 17 kilomètres, traversant sept communes, avec deux étapes d’arrêt pour permettre au public de profiter du troupeau et de rejoindre la marche à différents endroits.
Où et quand voir le passage de la transhumance ?
- 6 heures : départ chemin de Péchuscla, Villeneuve-lès-Bouloc – Parking cimetière ou autour de la mairie de Villeneuve-lès-Bouloc
- vers 7 heures : Gargas (P1) – Parking du cimetière de Gargas (ne pas stationner le long de la voie) / RDV sur le chemin rural
- vers 8 heures : Labastide-Saint-Sernin (P2) – Stade de Labastide-Saint-Sernin – Point d’arrêt pour le public
- vers 9h15 : Montberon (P3) • Parking de l’église
- – vers 10 heures : Saint-Loup-Cammas (P4) • Parking du city-park – Parking possible avant 9h30 – Point d’arrêt pour le public
- à partir de 11 heures : arrivée à Launaguet • Parc du château
Les organisateurs demandent « d’arriver sur ces lieux une demi-heure avant l’horaire indiqué», pour ne pas perturber le passage du troupeau.
Pour le bon déroulement de la transhumance, ne pas dépasser le troupeau, ne pas toucher les animaux (des points d’arrêts sont prévus à cet effet), ne pas emmener son chien (seuls les chiens tenus en laisse seront tolérés).
Le Conseil départemental de la Haute-Garonne
De nombreuses animations sont prévues
Diverses animations sont prévues tout au long du parcours toute la journée. Dès l’arrivée du troupeau, un moment festif sera proposé dans le parc du château de Launaguet, avec la possibilité d’acheter des produits locaux de qualité au village gourmand installé pour l’occasion. Y seront représentées les filières de qualité du département (Label Rouge Sélection des Bergers et l’IGP Agneau des Pyrénées, AOP Porc Noir de Bigorre, AOP Vins de Fronton, Label Rouge Gasconne des Pyrénées)
Également au programme : démonstration de filage de laine, fresque participative « Dessine-moi un mouton », jeux en bois, musiques et danses traditionnelles, présentation de la filière des chevaux castillonais et escargoline.
Au fait, c’est quoi, une transhumance ?
La transhumance, qui est un déplacement saisonnier de troupeau, est inscrite au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Unesco depuis 2023 à l’initiative de la France.
Dans les Pyrénées, l’été, les troupeaux pâturent en montagne une herbe saine et naturelle, et l’hiver, les brebis sont à la bergerie, nourries de foin récolté sur les exploitations.
Pratique ancestrale, la transhumance découle en effet d’une connaissance approfondie de l’environnement et implique des pratiques sociales et des rituels relatifs aux soins, à l’élevage et au dressage des animaux ainsi qu’à la gestion des ressources naturelles. Pour le Conseil départemental de la Haute-Garonne, « la transhumance contribue à l’inclusion sociale, au renforcement de l’identité culturelle et des liens entre les familles, les communautés et les territoires, tout en contrant les effets de l’exode rural ».
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