Sanaa Ou Amir Ahamada
27 Avril 2026•Mise à jour: 27 Avril 2026
AA/Istanbul/Sanaa Amir
Les surveillants pénitentiaires français sont appelés à bloquer l’ensemble des prisons du pays lundi 27 avril, à l’initiative du syndicat Ufap-Unsa Justice, selon les médias locaux. Le mouvement vise à dénoncer le manque de moyens humains et la dégradation des conditions de travail dans les établissements pénitentiaires.
La mobilisation sera soutenue par la CGT Pénitentiaire, tandis que FO Justice a indiqué ne pas s’y associer. Les organisations syndicales réclament en priorité un plan immédiat pour combler les postes vacants, estimés à environ 5 000 à l’échelle nationale.
Dans ce contexte, les représentants du personnel alertent sur un épuisement généralisé des surveillants. Selon des responsables syndicaux cités par les médias locaux, les agents enchaînent » les heures supplémentaires, » »parfois non rémunérées ni récupérées, » dans un climat de tension croissante.
Par ailleurs, les syndicats pointent une crise d’attractivité du métier. Le taux de participation aux concours reste faible et une part importante des recrues abandonne avant même leur titularisation, aggravant les difficultés de recrutement.
En parallèle, la question de la surpopulation carcérale est au cœur des revendications. Les syndicats dénoncent des conditions de détention qui se dégradent, avec des établissements largement au-dessus de leur capacité.
À titre d’exemple, la prison d’Orléans-Saran compterait plus de 1 000 détenus pour environ 600 places, selon les médias locaux.Dans certains cas, plusieurs détenus partagent des cellules conçues pour une seule personne, tandis que des matelas sont installés au sol pour pallier le manque de place.
Face à cette situation, les syndicats exigent des mesures d’urgence, estimant que la sécurité des agents et des détenus est désormais en jeu.