Après un week-end particulièrement tendu, parsemé de coups de feu – l’un ayant blessé une mère de famille vendredi soir alors qu’elle rentrait chez elle avec ses enfants – et de multiples tentatives d’incendies, la flambée de violence semble hélas se poursuivre rue Sully, à Décines-Charpieu.
Ce lundi 27 avril, entre 1 h et 1 h 30 du matin, un incendie de nature criminelle s’est déclaré à l’entrée d’un logement, situé au 4e étage de l’immeuble situé au numéro 42 de la rue. Selon une source proche du dossier, la porte d’entrée a été entièrement ravagée par les flammes quand le palier, pour sa part, s’est vu partiellement détruit. Le logement s’est avéré être vide de tout occupant. Plusieurs témoins ont indiqué avoir vu deux hommes quitter précipitamment les lieux juste avant le début de l’incendie.
« On vit avec la peur »
Deux policiers ayant procédé à l’évacuation des habitants de l’immeuble ont dû être pris en charge par les secours après avoir inhalé de la fumée, sans que leur état n’inspire d’inquiétude.
Hormis ce fait, le sinistre n’a fort heureusement provoqué aucun blessé et a été rapidement maîtrisé, ce qui a permis aux habitants de rapidement regagner leur logement. Selon une riveraine âgée d’une soixantaine d’années et habitant le quartier depuis environ 15 ans, un autre incendie de même nature aurait eu lieu cette même nuit de dimanche à lundi, au numéro 34 de la rue. « Chez la même personne qui a été ciblée par une tentative d’incendie samedi », précise-t-elle.
« On vit avec la peur, s’emporte notre interlocutrice, qui affirme, en outre, ne pas avoir vu de CRS patrouiller dans le quartier durant la totalité du week-end, seulement, sporadiquement, « des agents de la police nationale et municipale ». Des propos démentis par la préfecture, assurant pour sa part que plusieurs dizaines de policiers de la CRS83 (spécialisée dans les violences urbaines) étaient mobilisées ce dimanche à Décines. « C’est de pire en pire ici, souffle encore la résidente, pointant une nette dégradation depuis la pandémie du Covid.
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La maire demande à l’État « des engagements concrets »
Laurence Fautra, maire (LR) de Décines-Charpieu, a interpellé le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez sur les réseaux sociaux ce lundi : « Je demande à l’État des engagements concrets : Décines-Charpieu a besoin d’une Brigade spécialisée de terrain, avec des moyens efficaces, des équipes dédiées et une présence durable. »
« Je refuse de laisser s’installer cette violence. Je le pense en tant que Maire, mais aussi en tant que mère de famille et grand-mère. Nos habitants ne doivent plus subir cette situation et nos enfants ne méritent pas de grandir dans ces conditions. » Et de synthétiser : « Décines-Charpieu doit être purgée de ses narcotrafiquants. »