À quelques jours de l’élection du président de Grenoble Alpes Métropole, prévue jeudi 30 avril, les tensions politiques restent vives. Jeudi 23 avril, lors du conseil métropolitain d’installation, aucun président n’a été élu, faute de majorité entre les différents blocs. La séance, marquée par des échanges tendus et interrompue après le malaise de l’un des candidats, a finalement été levée peu après 2 heures du matin. Les élus doivent désormais être reconvoqués pour reprendre le scrutin.
Dans ce contexte, dans un communiqué publié ce lundi 27 avril, Romain Gentil, au nom de Grenoble Capitale Citoyenne, appelle à un “rassemblement” entre les deux principales coalitions, portées par Raphaël Guerrero et Guillaume Lissy.
Le collectif regrette l’absence d’accord lors de la séance d’installation, évoquant une promesse de “coopération” et “d’apaisement” non suivie d’effets. Selon lui, “un accord était possible”, mais les “pistes de compromis se sont évaporées” dès lors qu’une victoire sans alliance s’est dessinée.
“Le moment n’est plus de savoir qui gagne”
Grenoble Capitale Citoyenne met en garde contre un accord “technique” qui ne permettrait pas de construire une majorité durable. “Une majorité d’un soir, mais pas une majorité de mandat”, écrit le collectif, qui redoute une gouvernance fragilisée et des décisions prises au cas par cas.
Il appelle les élus à “construire une majorité capable de gouverner dans la durée” et à dépasser les logiques de bloc. “Le moment n’est plus de savoir qui gagne”, insiste Romain Gentil, plaidant pour “un accord de responsabilité” afin d’éviter un “blocage permanent” de la Métropole.