Coup de sifflet final en vue. Après plusieurs reports et au bout du suspense, les parties prenantes des Jeux d’hiver en France devraient trancher le cas niçois ce mardi.
Et officialiser la décision le lendemain, à Marseille. Ils diront alors si, oui ou non, le pôle glace d’Alpes 2030 atterrit bien à Nice, pour tout ou partie.
« Le dossier avance », positive la Région.
Pour la troisième fois en l’espace de huit jours, les équipes techniques se sont réunies à Nice, ce lundi.
Objectif : trouver un terrain d’entente entre le projet olympique et paralympique initial, porté par le président de la Région Sud (Renaissance) Renaud Muselier et l’ex-maire (Horizons) Christian Estrosi, et les contre-propositions de la Ville désormais pilotée par Eric Ciotti (UDR-RN).
Plus précisément pour les épreuves de hockey sur glace, soit le plus gros morceau de la billetterie des JO prévus du 1er au 17 février 2030.
D’accords sur l’essentiel… ou presque
Pour le patinage artistique, le short-track et le curling, la cause paraît entendue.
Si Nice reste dans la parie, les deux premiers se destinent au futur complexe omnisports olympique (COOL), attendu dans la plaine du Var en face d’Ikea. Le palais Nikaïa accueille une autre patinoire.
Le village olympique, voire le centre médias suivent alors le plan initial.
Et la baie des Anges peut rêver d’une cérémonie de clôture mémorable, à l’instar de la Seine lors de Paris 2024.
« L’ensemble des sujets a été traité », se félicitait la Région jeudi dernier. Y compris la question des 28 matchs de hockey féminin.
Le Palais des expositions pourrait les accueillir sur une patinoire provisoire de près de 10.000 places.
L’Allianz Riviera, lui, paraît hors Jeux. Impensable de le couvrir et l’immobiliser pendant de longs mois, aux yeux d’Eric Ciotti et de son conseiller spécial Jean-Pierre Rivère, président de l’OGC Nice.
Restait, donc, à trouver une solution de repli pour le hockey masculin.
Réunion au sommet
Les regards se tournent aujourd’hui vers le stade Marcel-Volot, aux Arboras. Pile à mi-distance du COOL et du Nikaïa.
Selon la Région, « les études démontrent la faisabilité technique » d’une patinoire provisoire de 12.000 à 15.000 places.
Mais à quel prix, et dans quels délais ?
Restait donc à « stabiliser les éléments budgétaires et calendaires du projet », dans un souci de « consolidation du pôle glace à Nice ».
C’était l’objet de la réunion de ce lundi. Quasiment rien n’en a filtré. Dans le « money time », chacun des acteurs ménage le suspense.
« Sur la base de ces travaux, M. Renaud Muselier, M. Fabrice Pannekoucke et M. Edgar Grospiron, réunis à Tignes sur l’évènement Alp Summit 2026, seront en mesure de statuer dès demain sur ce projet, en lien avec la Ville de Nice », annonce la Région dans un nouveau communiqué.
Deux mois après avoir décroché le drapeau olympique à Vérone, les présidents des Régions Sud et Auvergne-Rhône-Alpes doivent donc décider, avec le président du Cojop (1), s’il flottera bien sur la Côte d’Azur.
Lyon et Paris en embuscade
« L’ensemble des conclusions sera présenté lors de la conférence de presse de la Solideo, qui se tiendra le mercredi 29 avril à 17 h à l’Hôtel de Région à Marseille », précise cette dernière.
La société de livraison des ouvrages olympiques y annonce « le lancement de plus de 60 marchés publics, dont les villages des athlètes (Briançon, Nice, Saint-Jean-de-Sixt) ». Pour l’heure, Nice fait donc toujours partie des plans.
Et si tel n’est pas le cas ? Deux options tiennent la corde.
Les épreuves de hockey pourraient ainsi partir voir ailleurs, sonnant le glas du pôle glace unique qui a séduit le Comité international olympique (CIO). Lyon et, désormais, Paris sont en embuscade.
Gourmand, le maire de la ville des Lumières a même candidaté pour récupérer l’ensemble du pôle glace.
Nice pourrait alors tout perdre. Sauf pour les détracteurs des JO. Cette fois-ci, on devrait bientôt être fixé.
(1) Comité organisateur des Jeux olympiques et paralympiques d’Alpes 2030.